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31 janvier 2007
Théorie des jeux en écologie
Source : Lemonde.fr, article publié le 29 Janvier 2007, intitulé "S'alimenter, se déplacer et se loger en polluant moins" par Antoine Reverchon.
"Tout serait simple si l'impératif moral qui veut que chacun agisse pour le bien commun guidait nos faits et gestes, mais la théorie économique montre que les choses sont un peu plus compliquées. "Chaque acteur économique tend à limiter ses émissions à hauteur du bénéfice immédiat qu'il peut retirer de cette seule réduction, ce qui, dans le cas d'un bien public universel comme le climat, est insuffisant", explique Cédric Philibert, économiste à l'Agence internationale de l'énergie. De plus, si chacun joue le jeu, le bénéfice du premier qui "triche" est majoré - "c'est le principe du "passager clandestin" mis en évidence par la théorie des jeux", ajoute Christian Schmidt, professeur d'économie à Paris-IX-Dauphine. Auquel s'ajoute le fait que, si chacun anticipe que l'autre paiera, le risque est... que personne ne paie."
Lire l'article ici
Remarque: J'ai rajouté dans l'extrait un lien wikipédia pour la théorie des jeux. C'est là en effet une approche intéressante : (sur la durée) l'individu n'agit pas pour l'environnement car il n'en retire aucun bénéfice dans sa vie personnelle quotidienne. C'est probablement ce qui fait penser les plus sceptiques que l'engouement récent pour l'écologie est une mode. Dans une société où l'individu est fondement de tout, ce n'est pas étonnant. N'est ce pas au contraire l'occasion de penser autrement la société ?
10:45 Publié dans Théories | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : écologie, théorie des jeux, mode écologie, climat, geste vert, geste écologique
Commentaires
Belle problématique que celle ci... effectivement,le problème de l'environnement est qu'il est difficile d'y mettre un prix dessus, et ensuite, que les actions n'ont pas de répercution immédiates. L'homme est donc sans doute trop égoïste ! Mais bon, puisqu'être écolo est à la portée involontaire de tous les pauvres (réutiliser, recycler, faute de moyen, on se débrouille...), je ne vois pas pourquoi les riches (au sens "pays riches") ne pourraient pas l'être aussi...C'est sans doute ça la théorie de jeux : nous on joue, alors que eux survivent !
Ecrit par : neodim | 02 février 2007
Mais l'économie peut aider l'environnement avec des solutions comme "l'internalisation des externalités négatives". C'est toute la question de prendre en compte dans la croissance les vrais coûts écologiques. Concrètement ce sont des solutions comme le marché des droits à polluer ou bien le centre-ville à péage comme à Londres qui fait alors porter un coût total plus juste (internalisation) aux conducteurs de voitures qui polluent (externalité).
Ecrit par : matthieu | 02 février 2007
CHEZ NOUS ? ce n’est pas de l’or…encore que !
L’acharnement des industriels du charbon dit « propre » en dit long sur cette question !
Malgré le débat sur le réchauffement climatique et le protocole de Kyoto , Deux sociétés ont déposé un dossier en vue d’ouvrir sur les communes de Lucenay les Aix et Cossaye(Nièvre) une mine de charbon + centrale thermique. Projet soutenu par les élus socialistes et communistes locaux en dépit d’un rapport alarmiste réalisé par SOFREMINES en 2003 à la demande du conseil régional mais non publié à ce jour.
Pour plus d’information consulter le site : http://www.adsn58.fr/
exprimez vous sur le blog consacré à ce sujet : http://veriteminecharbon.unblog.fr/
Ecrit par : Jean V. | 08 février 2008












