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26 février 2007

Les assureurs de plus en plus inquiets face aux changements climatiques

La gestion des risques environnementaux devient de plus en plus critique dans le métier de l’assurance. Le rythme et la force des catastrophes naturelles s’intensifient au fil de années : les dépenses liées aux tempêtes, cyclones, inondations n’auront jamais été aussi importantes ces 15 dernières années, avec l’apparition dans les années 80 d’un nouveau type de catastrophe : les températures extrêmes (canicules, incendie de forêts).

Evolution du coût des catastrophes naturelles dans le monde depuis 1950
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Plus personne ne doute de la corrélation entre l’augmentation du nombre de catastrophes naturelles et le phénomène de réchauffement de la planète.

Je vous recommande la lecture d’un intéressant billet sur Business Environnement qui souligne parfaitement l’inquiétude des compagnies d’assurance.

Commentaires

Et ce n est qu un debut.
Les assureurs calculent leurs primes en fonction des couts des catastrophes et leur probabilites de se concretiser.

Il n est pas encore question d integrere dans les polices d assurances les fameuses externalites. ces couts que nous ne comptons pas dans le prix des biens et des services. La pollution par exemple.

Et pourtant, il va bien falloir apprendre a payer pour prevenir (inclure les externalites) que pour guerir (payer les reparations).

Ecrit par : Olivier Bazin | 27 février 2007

Bonjour Marco, je t'ai repéré sur le blog d'ecoact et suis enchantée de découvrir autant d'infos pertinentes ici.

Aujourd'hui, on parle beaucoup des méga-coûts possibles et même tout-à-fait probables pour les assureurs. Serait-il imaginable de mettre en place un fond mondial de prévention et de financement, dans lequel pourrait participer assureurs et ré-assureurs, mais également l'ensemble des secteurs industriels partie prenante du réchauffement climatique (sidérurgie, industrie pétro-chimique, plasturgie, etc...).

Mais ne pas présenter ce fond comme un organisme collecteur d'éco taxes mais plutôt en tant que fond investi sur des secteurs porteurs (innovation technologiques dans le domaine de la communication, et pas seulement de l'environnement par exemple), y compris financier, avec retour sur investissement / à la manière de KKR ou autres fonds financiers.

De fait, 1 milliard de USD collecté au départ pourrait, si raisonnablement géré et investi avec prudence, faire rapidement des petits. Tout en constituant un éco-capital qui interviendrait en amont (prévenir) et en aval (en réparation d'une catastrophe "naturelle").

Qu'en penses-tu ?

Ecrit par : Cath | 27 février 2007

Bonjour Cath,
Je suis absolument d'accord avec toi sur le principe. Du point de vue des industriels, ça revient à appliquer le principe de pollueur payeur sur un mode préventif. Ca pose un problème à plusieurs niveaux :
1/ comment répartit-on la contribution entre les assureurs et les industriels ? Je pense qu'il faut traiter les 2 types d'acteurs indépendamment. Je doute que les assureurs (et les assurés) acceptent de prendre une responsabilité qui relève des industriels. Le principe du pollueur payeur côté industriel soulève également des problématiques particulières http://www.manicore.com/documentation/polleur_payeur.html
2/ comment faire appliquer cette mesure ? Ce prélèvement doit être appliquée en substitution de taxes existantes pour être efficace et virtueuse. De plus, elle ne peut être appliquée uniquement au niveau national. Là encore, l'impulsion internationale est nécessaire. Ce type d'accord doit selon moi entrer dans le cadre de l'OMC

Ecrit par : Marco | 04 mars 2007


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