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04 mars 2007
L'industrie automobile sous pression environnementale
L’industrie automobile représente en France un chiffre d’affaire de 13,4 milliards d’euros en 2005 et 320 000 salariés. Ce poids lourd de l’économie française rapporte chaque année 19 milliards d’euros à l’Etat grâce la taxe intérieure sur les produits pétroliers. Cependant le secteur connaît une certaine morosité avec une production nationale qui stagne, une concurrence qui ne cesse de s'accroître et des ménaces liées à l'environnement de plus en plus pesantes.
Production automobile en France depuis 1980 (unités vendues)
Source : CCFA, 2005

Les voitures = 72% des émissions de CO2 dues au transport
Si la production stagne et que les voitures polluent nettement moins qu’il y a 20 ans (de 30% au moins), elles restent malgré tout responsables de la grande majorité des émissions de CO2 causée par les transports lesquelles ne cessent d’augmenter même au sein de l’UE.
Emissions de CO2 dues au transport en UE (15)
Source : adaptée de EEA 2006

La pression monte contre les constructeurs
Ainsi la pression se fait donc sentir sur le secteur automobile à 2 niveaux :
o Au niveau réglementaire : la Commission Européenne tente de fixer des objectifs en terme de réduction du CO2 (mais non sans difficultés selon l'article Les émissions de CO2 sous la loupe)
o Au niveau des divers lobbys plus ou moins virulents
Un cas extrême : en Californie, le procureur général de l’état a engagé des poursuites judiciaires contre six constructeurs automobiles américains et japonais pour avoir fabriqué et commercialisé des véhicules produisant des gaz à effet de serre (lire l’article)
L’industrie automobile est de plus en plus contrainte à réagir
Ainsi les constructeurs européens, japonais et coréens se sont engagés à vendre l’an prochain en Europe des voitures émettant en moyenne140 grammes de CO2 par kilomètre, soit 25 % de moins qu’en 1995, et consommant 6 litres d’essence aux 100 km. (source : terra economica). L’auteur de l’article demeure sceptique quant à l’efficacité de ces mesures et surtout leur suffisance.
Le prix du pétrole aura bientôt raison de l’industrie automobile
En tout état de cause, comme le montre le schéma ci-dessus, l'augmentation de la production de pétrole se poursuit, alors que depuis 1990 (au moins), les réserves connues de pétrole tendent à se stabiliser. Pour l’économiste Alex Kuhlman, le « peak oil » va mettre tout le monde d’accord. Ce pic de production pétrolière – prévu entre 2015 et 2060 – à partir duquel la demande excédera l’offre, fera flamber le baril bien au-dessus des 100 dollars. Les consommateurs n'auront plus le choix que de laisser leur voiture au garage...
Réserves de pétrole et production cumulée 1973-2004
Source : DGEMP, Ministère de l'Economie et des finances

Les biocarburants, une ressource limitée
Les biocarburants dont le bilan d’émission de CO2 est proche de zéro semblent être une alternative intéressante mais pose un problème agricole majeur compte tenu des importantes surfaces cultivables nécessaires à la production. Pour remplacer totalement la consommation de carburants fossiles par des biocarburants, il faudrait... plusieurs fois la surface terrestre. Si la production de biocarburant est envisageable dans les pays comme le Brésil qui pratique une agriculture extensive et bon marché, elle n’est pas réaliste dans un pays comme la France où l’agriculture intensive est déjà à son maximum de productivité et coûte très chère.
Doit-on se préparer à un retour au vélo ?
22:20 Écrit par Marc-Antoine Franc dans Chiffres et definitions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : biocarburant, pétrole, automobile, transport, voitures, bioethanol |
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Commentaires
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Écrit par : ;lk;;lkkl; | 28 février 2009
fred
Écrit par : fred | 28 février 2009






