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29 août 2007

Waterworld : la montée des eaux et son impact économique

d60ca5a241cec7c1158e2e467f6a7fbc.jpgLe réchauffement climatique a au moins une conséquence sur laquelle tout le monde s’entend : la montée du niveau de la mer. Du fait de la fonte des glaces terrestres et de la dilatation de la couche superficielle de l’océan, la mer devrait monter de 20 à 90 cm dans le siècle à venir – avec un statu quo à 50 cm (versus 10 cm au XXe siècle).
Certains pays et corps de métiers commencent à s’en préoccuper vivement. A commencer par les assureurs, qui prévoient d’augmenter le prix de leurs couvertures dans certaines régions, voire n’assurent plus les constructions effectuées sur les côtes les plus à risque.

Mais il est étonnant, alors que certaines îles préparent leur disparition, de voir que la gestion de la montée du niveau de la mer ne semble pas inquiéter les gouvernements outre mesure. Etonnant également de constater que les populations des pays développés continuent à se ruer sur le littoral, à y construire des maisons et des immeubles, voués à une inondation certaine.

A cette date, les mesures prises pour endiguer ce phénomène se limitent à quelques actions ponctuelles mais néanmoins coûteuses. Ponctuelles, car prises dans l’urgence, et ne pouvant être efficaces plus de quelques années (digues, engraissement des plages, surélévation de certains ponts, etc.). Coûteuses, car elles nécessitent des interventions en mer dont l'entretien et le renouvellement doit être régulier. Les technologies employées sont elles mêmes difficiles à maitriser.

Pourquoi se limiter à des actions préventives (ex: promotion des énergies renouvelables) et négliger les actions curatives (ex: renforcement des digues) ? On constate ainsi malheureusement que la montée des eaux ne figure même pas à l'agenda du Grenelle de l’Environnement ?

Nous expliquons cet immobilisme comme suit :


Une remise en question de la gestion des « crises environnementales »

Il est important de noter que, face à des catastrophes d’ordre écologique, nous avons toujours répondu à des situations d’urgence par des actions rapides d’interventions sanitaires et des réparations. Des réactions donc, et pas d’anticipation : Katarina, la tempête de 99, la canicule de 2003, etc. Les exemples sont nombreux. En dehors des habitations anti-tremblement de terre dans les régions sismiques, très peu de constructions sont adaptées à des « crises environnementales fréquentes ».

C'est là que repose une partie de la problématique : il faut passer d’une stratégie de réaction à une stratégie d’adaptation et d’anticipation. Cela implique des études, la fabrication de modèles, la projection de tendances, etc. Soit un travail colossal encore jamais effectué, impliquant la contribution de tous les Etats. C’est ce sur quoi que se penche la Communauté Européenne depuis le second rapport du GIEC, avec l’aide de toute la scène internationale. La création de nombreuses associations internationales et la publication d’études intra-communautaires en est le premier résultat (Livre Vert Européen, OCDE, SEIS (Système Commun d'Informations Environnementales), GMES (Surveillance Mondiale de l'environnement et de la sécurité), etc.

Après une phase d’étude, qui s’est étendue de la fin des années 90 jusqu'à aujourd'hui, la Communauté Européenne  se penche maintenant sur les programmes à mener dans les différents pays, aussi bien développés qu’en développement. Les années 2008 – 2010 verront donc les gouvernements passer à l’action !

Des politiques contradictoires 

Enfin, face à la monté des eaux, les réactions au niveau International, National et Local peuvent diverger. Ainsi, certains pays (comme l’Angleterre et probablement la France) n’accordent que peu d’importance aux conséquences de la montée du niveau de la mer. Cela peut s’expliquer par le fait qu’il n’y a pas de solutions viables à long terme, que l’engraissement des plages coûte très cher (la Hollande prévoit de dépenser plus de 2 000 milliards d’Euros pour maintenir ses polders dans le siècle à venir), que les digues ont des effets secondaires négatifs (elles bloquent les alluvions et empêchent le sable de circuler, favorisant l’érosion dans d’autres régions). D’autre part, une digue dure dix ans, la montée des eaux devrait au moins en durer 1 000…

Cependant, les plages du sud de la France, par exemple, présentent un intérêt économique non négligeable. Et leur disparition aurait une conséquence dramatique sur le tourisme régional. Les communes vont donc très certainement s’activer, mais jusqu’à quel point l’entretien d’une digue coûtera moins cher que les recettes du tourisme ? Ne faudrait-il pas traiter le problème au niveau national ?

A terme, la vraie solution sera certainement le déplacement des populations. Si cette option semble secondaire dans les pays du Nord, qui ont les moyens de limiter –au moins temporairement – les conséquences de la montée des eaux, les pays du Sud n’ont pas cette chance.

Commentaires

http://perso.wanadoo.fr/biefs.dupilat/
Si l'eau de la mer monte on peut se dire que c'est parce qu'elle se dilate à cause de l'effet de serre mais que dire de l'eau qui ne s'infiltre plus dans le sol à cause des activités humaines (déboisement, imperméabilisation des sols , drainage , endiguement des cours d'eau ) et partout dans le monde on surexploite les eaux souterraines ( eaux potables et irrigation ) Ce déficit d'eau souterraine est responsable d'une partie du rechauffement atmosphèrique et du non recyclage du CO2 Pour faire redescendre le niveau des mers vous pouvez faire comme moi ...: rehydrater le sous-sol. En même temps qu'on pourrait faire descendre le niveau des mers on peut lutter contre les incendies de forêts avec l'eau des inondations. On pourrait produire plus d'énergie microhydraulique en réduisant les énergies polluantes et dangereuses.
A l'eau , il y a quelqu'un?

Ecrit par : Jean-Marc | 29 janvier 2008

bonjour je m'apelle Marina, je suis actuellement en BAC pro CGEA ( production Animale ) aux HERBIERS en Vendée!
je prépare un dossier avec un groupe de ma classe sur la montée des eaux dans le monde ns avons beaucoup de document a recherché notamment sur les impacts que se soit sur la faune, la flore, les humains, économique, relief, santé paysage...Si vous avez des informations a me transmettre se serais super simpa et vraiment très intéressant!Sa me permettrais moi et mon groupe d'avancer plus vite et d'avoir des documents sûre!
Merci, répondez moi sur mon adresse mail s'il vous plaît.

Ecrit par : DUVAL | 06 mars 2008

Bonsoir
je m'apel willy je suis en dernier année et je suis entrien de realise un tfe qui parle sur " la guerre de l'eau"
et je me demandai si par asart vous n'auriez pas quelque renseignemen qui pourrai nous aider a avancer au niveau de consequence economique et politique et si vous aviez aussi des resolution au niveau gouvernemental ...

On vous remercie
j'espere avoir une reponc etr vite

Ecrit par : nazé | 06 novembre 2008

Pour répondre à la question :
Etonnant également de constater que les populations des pays développés continuent à se ruer sur le littoral

Il faut garder à l'esprit que la majorité des gens voient les choses à l'échelle de leurs vies. Peut importe l'inondation annoncée dans 50 ans, si leurs espérances de vie ne vont pas au delà de 20 ans.

Ainsi est-il très rare de trouver des projets économiques, industriels, humains planifiés sur plus de 50 ans (durée estimée de la vie active d'un individu).
On commence seulement à voir apparaître des projets trans-générationnels, c'est à dire dépassant la durée de vie de ceux qui les réalisent. Un exemple simple : le projet de TGV européen pour relier les grandes villes d'Europe et planifié sur ~120 ans. Ou le tristement célèbre "devoir de mémoire" sur les site d'enfouissement des déchets nucléaires. Mais ce sont là des exemples économiques, seulement...

Il y a à la base de la non-évolution des solutions environnementales un problème psychologique globale : il faut éduquer à la suppression de l'égocentrisme, mettre l'homme à l'échelle de l'humanité et n'ont pas de son individualisme primaire.

Ecrit par : Jaimz | 30 novembre 2008


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