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03 septembre 2007

Quel avenir pour le marché du stockage de CO2 ?

9a18c7a6bcdc21088fe42e5edf520fcb.jpgUn impact positif sur l'environnement

Le rapport du GIEC (Groupe International d'Experts sur le Climat) diffusé en septembre 2005 a examiné le rôle que peut jouer le captage et le stockage du CO2 dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ce rapport a montré que ces technologies pourraient abaisser de 30 % ou plus le coût de la lutte contre les changements climatiques. De plus, le stockage du CO2 dans des formations géologiques pourraient représenter 15 à 55 % de la totalité des réductions d'émissions requises (entre 220 et 2 200 milliards de tonnes de CO2 ) d'ici à 2100 pour pouvoir stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.


Un procédé qui intéresse le secteur pétrolier

Le procédé consiste à extraire le CO2 des fumées de combustions, puis à injecter et stocker le CO2 dans les gisements de pétrole et de gaz naturel, dans ceux de charbon inexploités, ou dans les aquifères profonds. Ce procédé intéresse ainsi de près les acteurs pétroliers à double titre car, en plus de minimiser l'impact du pétrole sur l'environnement, la capture, l'injection et le stockage de CO2 sont dérivés des procédés du secteur pétrolier.

Ainsi Total a-t-elle lancé un projet de captage et stockage de CO2 en France dans le bassin de Lacq dans le sud-ouest de la France. Les premières injections de CO2 sont prévues en novembre 2008.

Dans un communiqué du 29 août, l’Institut français du pétrole (IFP), le groupe d’ingénierie Géostock et le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGMont annoncé la création de la société Geogreen spécialisée dans les services d’ingénierie dédiés au transport et au stockage géologique du CO2.

Une technique difficile à rentabiliser

Les problématiques se posent cependant à plusieurs niveaux :
  1. l'extraction entraîne une surconsommation énergétique, estimée à 10 à 15%, contraire à son objectif final
  2. les risques de fuite sont importants au moment du transport, de l'injection et du stockage (au Cameroun, plus de 1700 personnes sont mortes en 1986 suite au dégazage brutal de millions de mètres cubes de CO2, produits par l'activité volcanique)
  3. il existe également des problèmes juridiques liés au stockage et la propriété du sol (Les aspects juridiques du stockage géologique du CO2)

Se pose ainsi la question du coût de ces techniques de séquestration, évalué 50 à 70 euros par tonne de CO2 évité, et de la rentabilité de ce système dans un contexte où l'achat de carbone dans le marché de quotas est beaucoup plus avantageux.

Le BRGM et l'IFP  se penchaient sur le sujet en 2005 en organisant un colloque pour trouver des solutions aux principaux obstacles de cette technique. Le prochain aura lieu du 3 au 5 octobre 2007.

En savoir plus :

Commentaires

CHEZ NOUS ? ce n’est pas de l’or…encore que !
L’acharnement des industriels du charbon dit « propre » en dit long sur cette question !
Malgré le débat sur le réchauffement climatique et le protocole de Kyoto , Deux sociétés ont déposé un dossier en vue d’ouvrir sur les communes de Lucenay les Aix et Cossaye(Nièvre) une mine de charbon + centrale thermique. Projet soutenu par les élus socialistes et communistes locaux en dépit d’un rapport alarmiste réalisé par SOFREMINES en 2003 à la demande du conseil régional mais non publié à ce jour.
Pour plus d’information consulter le site : http://www.adsn58.fr/

exprimez vous sur le blog consacré à ce sujet : http://veriteminecharbon.unblog.fr/

Écrit par : Jean V. | 07 février 2008


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