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30 septembre 2007

Borloo reçoit Bloomberg au MEDAD : Compte-rendu

432ca6f55f1ac6b672be446617387689.pngCroissance Verte (parmi d'autres bloggeurs) a pu assister au débrief de la rencontre "express" (30 minutes !) de Jean-Louis Borloo et Michael R. Bloomberg ce samedi 29 septembre.
En toute logique, la discussion s'est focalisée sur l'environnement, et ce à deux niveaux :
- celui de la ville, où ils ont pu échanger leurs conclusions. M. Bloomberg, qui avait rencontré M. Dlanoë plus tôt dans l'après-midi, en a profité pour remettre à notre ministre le  PlanYC - A Greener Greater New York, document d'une centaine de pages qui développe la politique verte de NY à travers 6 parties : Land, Water, Transportation, Energy, Air, Climate change.
- celui de la Nation, où les noms de "Grenelle de l'Environnement" et "Protocole de Kyoto" ont été énoncés.

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19:50 Ecrit par Olivier Teillac dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Grenelle, Borloo, Bloomberg, PlanYC, Kyoto, MEDAD

28 septembre 2007

Contre l'intégrisme écologique

Jean-Louis Borloo

Dans le cadre du Grenelle de l'Environnement, Le Monde publiait hier une interview de notre ministre de l'écologie, du développement et de l'aménagement durables, Jean-Louis Borloo: [Il y a ] « Une urgence écologique mais aussi démocratique. Si nous attendons d'être au pied du mur, les démocraties seront-elles en mesure de gérer une pénurie imposée ? Ce sera d'une brutalité extrême. Il est encore temps de prendre les choses à bras le corps. On ne peut pas parier sur une solution technologique miracle qui résoudrait tout. L'écologie, c'est le seul combat laïc obligatoire et universel. »

Un "combat laic obligatoire et Universel". Voilà des mots qui donnent à réfléchir et soulèvent quelques questions.

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26 septembre 2007

EDF décide de donner plus que la lumière

15950261f15e1aa0318c57bd173c5eba.jpgAvec un part d'énergie renouvelable pourtant négligeable dans sa production, EDF se lance dans une campagne de communication verte tambour battant sur fond de ciel bleu. La nouvelle marque grand public "Bleu Ciel d'EDF" est née vendredi dernier après une campagne de teasing conçue et orchestrée par EuroRSCG pour un budget de 15 millions d'euros (source : lemonde.fr).

EDF se positionne désormais comme partenaire de la maison pour ses clients et non plus comme un simple fournisseur d'électricité et prépare ainsi de nouvelles offres (conseils à l'installation, dépannage, économies d'énergie...) pour se rapprocher de ses clients.

2 arguments principaux expliquent la nouvelle orientation écologique de la communication du groupe :

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25 septembre 2007

Le premier salon des acteurs et métiers du Developpement Durable

a364b0f216773dbbeaec046b795fdf3b.jpgCe salon se déroulera les 2 et 3 avril 2008, à la Grande Arche de Paris La Défense pour rassembler les principaux représentant d'un marché qui concerne directement 400 000 emplois (1 million en 2010). 2 jours pour contribuer au succès de la troisième révolution économique…

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16:55 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : événements, conférence, colloque, paris

24 septembre 2007

L'écologie industrielle

84a3eed314d90ffedffbf348135d4d4e.jpgUn des défis les plus excitants que le développement durable nous impose, c’est de remettre en question notre mode de vie. Il s’agit de réfléchir à de nouvelles approches, de nouvelles définitions pour des systèmes déjà en place. L’écologie industrielle c’est donc avant tout un paradigme innovant qui doit servir à refonder le système industriel existant : l’industrie est un écosystème.

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21 septembre 2007

Bouger autrement

b9a4d246338f108f93b56f4abfc45012.gifComme un écho à notre analyse sur l'évolution de l'automobile, la MACIF publie ce communiqué de presse. L'initiative de cet assureur s'inscrit dans le cadre de la semaine européenne de la mobilité qui s'achève demain. (et pour laquelle on regrette qu'il y ait eu si peu de communication)

En voici les idées majeures à retenir. 

 "59% des Français se déclarent prêts à utiliser un mode de déplacement alternatif à leur voiture individuelle de manière régulière."

"
Considérée comme un enjeu prioritaire par les Français, la protection de l’environnement constitue aujourd’hui une réelle motivation pour changer leur rapport à l’automobile"

"succès du dispositif  « Voiture Propre et Sûre »,[développé par la MACIF] qui encourage les automobilistes à rouler plus propre et plus sûr. En un an, 400 000 automobilistes ont bénéficié d’une réduction significative sur leur cotisation d’assurance (de -10 à -30% sur la garantie responsabilité civile de leur contrat) et peuvent également être conseillés dans le choix d’une voiture propre et/ou sûre, selon des critères objectifs et reconnus en matière de sécurité et de protection de l’environnement."

"
La Macif va sensibiliser ses salariés aux enjeux de la mobilité et les encourager à utiliser des modes de déplacements plus propres et plus sûrs."

 

19 septembre 2007

Industrie automobile et environnement : réaction

Le texte ci-dessous est un complément en réaction à l'excellente note "industrie automobile et environnement : je t'aime moi non plus"

8986521d301256ec28f8cd9270aad984.jpgOn évoque dans la note et à juste titre, la production de CO2/km...Mais n'oublions pas la fabrication même de la voiture.
- optimiser l'usage de matériaux (acier notamment) recyclés.
- renforcer la solidité pour rallonger la durée de vie du produit.
- Concevoir des pièces moins chères pour développer l'usage de la "réparation" et du "dépannage".
- Brider les moteurs pour limiter la vitesse. A quoi sert une voiture qui peut rouler à 250 km/h quand la vitesse est limitée à 130 !!!! Or, on sait que la production de CO2/km est liée à la conduite et surtout à la vitesse... Les déclarations du patron de Porshe apparaissent presque hypocrites de ce point de vue là.

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Industrie automobile et environnement : je t’aime moi non plus

dc9f4d4625efadc5b6ff13a78111c92b.gifCes dernières semaines ont été une fois de plus riches en actualités pour les constructeurs automobiles toujours sous pression environnementale.

Pour rappel, les transports représentent 27% du total des émissions de gaz à effet de serre en France et leurs rejets ont augmenté de 23% depuis 1990.

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17 septembre 2007

L'écotaxe, l'approche Juridique

a26b0db998dab0896277c7d9050d237e.pngPour faire suite à notre dernière note sur le sujet, voici un extrait de la lettre d’information proposée par Ecobiz Normandie. Elle est écrite par les experts des communautés Environnement Sécurité Qualité et TIC. Cette lettre présente de manière synthétique le contexte régelmentaire des DEEE, l'organisation de la collecte et le rôle de l'ADEME sur ce domaine. Nous ne rapportons ici que l'approche juridique de l'écotaxe.


"L'écotaxe est régie par le décret n°2005-829 du 20 juillet 2005.

Elle concerne les "déchets d'équipements électriques et électroniques". Elle s'applique aux appareils mis sur le marché avant le 13 aoüt 2005. Elle est due par tous les acheteurs, qu'il s'agisse de déchets dits "ménagers" ou "professionnels". Mais si le déchet est "ménager", la manière dont le vendeur doit rédiger sa facture est particulière. Il doit facturer distinctement le montant du produit et celui de l'écotaxe.

Enfin, l'étiquetage du produit doit être présenté ainsi : X € dont (et non pas "+") Y € d'écotaxe. L'obligation d'affichage distinct de l'écotaxe est pénalement sanctionnée (amendes de 450 à 2250 €)

Le critère qui permet de distinguer un déchet "ménager" d'un déchet "professionnel" est donc essentiel. Or il est très mal défini par le texte. La seule chose qui soit claire, c'est que tout déchet qui n'est pas ménager est professionnel. En présence de cette obscure clarté, la confusion la plus grande règne entre fournisseurs et revendeurs. Une clarification des pouvoirs publics est nécessaire puisqu'en l'état aucun critère clair ne permet de répondre de manière précise à la question."


Texte rédigé par Maître Bazin du cabinet Emo Hebert & Associés 

Pour informations, les quatres éco-organismes agréés pour la collecte sont Eco-logic, Recylum, ERP et Eco-Systèmes.

11 septembre 2007

Les dérives de la neutralité carbone

Quand la croissance verte oublie son objectif premier, on en arrive à des situations qui pourraient prêter à rire si l'enjeu n'était pas aussi grave.

Ainsi de la pratique de l'achat de neutralité carbone, proposée par de nombreuses compagnies spécialiées (tels Climat Mundi) ou non (les loueurs de voitures, qui permettent de voyager "carbone-neutre", par exemple). Un article édifiant du LA Times relate les exemples de projets destinés à diminuer les émissions de CO2, qui étaient déjà financés, et pour lesquels la décision de mise en application était déjà prise, et qui ont fait l'objet en surplus de financements provenant de sociétés achetant du carbone pour le revendre aux possesseurs de 4*4 (ou aux producteurs de "Une vérité qui dérange").

On en arrive alors au paradoxe suivant : pour compenser une activité qui augmente les émissions de GES, on finance un puit de CO2 qui de toutes façons était déjà en chantier. Un jeu à la fin duquel les émission de Gaz à effet de serre n'ont donc pas diminué, puisque l'argent du culpabilisé n'a pas servi à augmenter les capacités d'absorption globales du système.

Pire, certains "revendeurs" de CO2 (Native Energy aux USA) s'approprieraient 100% du carbone économisé par des projets qu'ils n'ont financé qu'à hauteur de quelques pourcents. Les méthodes de calcul du CO2 prétendument économisé seraient elles aussi assez largement farfelues : Native Energy surévalue par exemple l'électricité produite par un projet qu'elle finance en Alaska au prétexte que, sans son apport, l'ensemble de la filière d'éoliennes en Alaska aurait été touché....

N'oublions pas que, même si l'on fait abstraction de ces graves dérives (dont d'autres exemples sont données sur Wikipedia), la neutralité carbone ne conduit aucunement à une diminution des émissions de GES, mais au mieux à une stabilisation. Dans le cadre de l'engagement "Facteur 4" pris par la France, cette solution est donc notoirement insuffisante, d'autant qu'elle semble autoriser les institutions qui y ont recours à fermer les yeux sur la réalité des projets financés. Là encore, il semble urgent de normaliser et labelliser au niveau international les actions entreprises.

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