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03 décembre 2007

De la supériorité climatique du soja sur le bœuf : l’étiquetage carbone entre au supermarché

Le dilemme de la ménagère « responsable » dans le rayon fruits et légumes du Monop’ : acheter des produits locaux, potentiellement cultivés sous serre chauffée, ou des denrées en provenance de pays lointains, acheminées par avion ? Sans parler du casse-tête corollaire : vaut-il mieux acheter un fruit biologique qui vient de loin ou un fruit d’un producteur local qui pratique l’agriculture traditionnelle ?

Une chose est sure: nous sommes de plus en plus à affirmer être prêts à modifier nos comportements de consommateurs pour limiter notre impact sur l’environnement, et en particulier sur le climat. D’après une étude publiée par la banque HSBC en juillet, 58% des personnes interrogées à travers le monde disent être prêtes à changer leur mode de vie pour limiter le réchauffement climatique, et 28% seraient prêtes à dépenser plus.

Les « consom’acteurs » réclament de pouvoir comparer, en plus du prix et du nombre de calories, l’impact environnemental de leurs courses. En réponse à cette demande, certains producteurs, distributeurs, ainsi que plusieurs organisations nationales et internationales, ont commencé à développer leurs « étiquettes carbone ». Timberland note l’impact climatique de la production de ses chaussures sur une échelle de 1 à 10, la chaîne de supermarchés britanniques Tesco a commencé à étiqueter ses produits en utilisant la méthode développée par le Carbon Trust au Royaume-Uni, et la chaîne de supermarchés française Casino a sélectionné le cabinet d’études BioIS pour étiqueter 3000 références en 2008.

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16:20 Ecrit par Diane Simiu dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note