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25 mars 2008

Exemple d'un bâtiment géré durablement

A en croire le dernier salon international de la construction, Batimat (nov. 2007), l’avenir de ce secteur se place clairement sous le signe de la maîtrise voire de la production d’énergie : nouveaux matériaux pour l’isolation, toits végétalisés, panneaux réfractaires, énergies renouvelables avec le solaire, le micro-éolien, la géothermie…L’impact environnemental d’un bâtiment s’évalue aussi sur la gestion des process liés à son fonctionnement comme le traitement de l’eau ou des déchets. Les hôpitaux ou les cliniques sont sans doute les cas les plus complexes à traiter de ce point de vue là.

7b8759822d2edac83cc5cb011d7ae183.jpgLa clinique Delay à Bayonne, avec son important centre de dialyse, a décidé de relever ce défi en mettant en place une série de mesures dont l’objectif est de devenir un site exemplaire en matière d’environnement.

Outre les traditionnels chantiers de certification ISO14001 et de maîtrise des énergies non renouvelables (-20% en 2 ans), la clinique a lancé plusieurs opérations :
  • 12 filières de tri des déchets : plastique, papier, carton, métaux, pile, Déchet d’Equipement Electrique (DEE), Déchet d’activité de soins à risque infectieux (DASRI), verre, déchet vert, déchet industriel banal, et déchet industriel dangereux. En six mois, la quantité de DASRI a diminué de 10 % alors que l’activité est en augmentation. Il est à noter que le traitement des Dasri est 13 fois plus cher que celui des déchets normaux.
  • Une attention particulière autour de l’eau : en réutilisant l’eau issue des dialyses (trop minéralisée pour être consommée) pour l’arrosage, le nettoyage à la vapeur ou les autoclaves, ou encore en offrant des mousseurs aux salariés pour les aider à réduire leurs propres consommations d’eaux.
  • Des dispositifs médicaux sans phtalates : les 60 000 lignes de dialyse utilisées annuellement ne contiennent pas de phtalates, perturbateurs endocriniens (qui influent sur le fonctionnement des hormones) et potentiellement cancérigènes pour l’homme. Les phtalates sont utilisés traditionnellement dans les matières plastiques et dans les cosmétiques.
  • Un toit végétalisé : 30 à 40 centimètres de terre vivante avec une petite toundra basse, sans grand besoin d’entretien, fonctionneront comme un isolant naturel sur la toiture, en optimisant la chaleur et la fraîcheur et en minimisant les amplitudes thermiques à l’intérieur du bâtiment. (25 000 € d'investissement rentabilisé en 5 ans)

Et bien sûr la clinique a mis en place la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) pour l’extension de ses bâtiments et ses nouveaux projets de construction. Télécharger le dossier de presse clinique Delay[1].doc

 

Commentaires

Bonne initiative.

Par contre, concernant la démarche HQE dans la construction, il me parait important de penser aussi à l'intégration des bâtiments dans le paysage. Surtout dans un pays comme la France qui accueille 74 millions de touristes par an pour voir nos paysages et notre patrimoine.

Je n'arrête pas de voir sur Internet et ailleurs des bâtiments passifs mais, qui d'un point de vue esthétique, ne valent pas mieux que les habitations en béton sur la côte d'azur.

un exemple de ce que je souhaite exprimer ici : http://www.batir-provencal.com/index.php/Realisations.html

Ecrit par : Frédéric | 26 mars 2008


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