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17 septembre 2008

La fiscalité écologique a le vent en poupe

9a2e0e915193d1432bf5598fb1f708ca.pngC'est ce qu'on appelle mettre les pieds dans le plat  : Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré ce week-end à la radio que le gouvernement étudiait la possibilité de mettre en place une taxe sur les produits jetables. Poru bien montrer que ce n'était pas une erreur, elle a enfoncé le clou à la télévision ce lundi, au moment ou Le Figaro confirme l'information, citant Jean-Louis Borloo.

 

Une nouvelle taxe verte : le sujet est loin d'être neutre (ce qui explique sans doute l'omni-communication sur le sujet) et suscite la polémique (au sein même de Croissance Verte). Pourtant, ce type de dispositif n'est qu'une adaptation moderne du principe du pollueur payeur. Appelée "Taxe pique-nique" en Belgique, un éventuel surcoût imposé à des produits jetables par destination semble au premier abord une question de bon sens. Tout comme la taxe carbone, cette taxe pique-nique vise à intégrer au prix des produits leur cout réel (les fameuses externalités négatives).

 

Avec une telle proposition, la France s'apprête donc à augmenter son arsenal incitatif de fiscalité écologique, d'autant que le ministère annonce qu'il souhaite étendre le "Bonus-Malus écologique" (un succès sur les automobiles) à 19 nouvelles familles de produit.

Commentaires

Certains partis estiment que le projet de "taxe pique-nique" sur les assiettes et couverts jetables était une "nouvelle taxe qui va peser sur le consommateur" et "une mauvaise nouvelle" pour le pouvoir d’achat. Dans ce cas je trouve que c’est une très bonne nouvelle et la réflexion démagogique et injustifiée.

La taxe est un des seuls leviers permettant rapidement et facilement d’engager un changement des comportements en taxant les produits polluants, ou, comme dans le cas présents ayant des équivalents réutilisables.

Oui, laver est moins pratique que jeter, cela utilise de l’énergie, de l’eau, certes ; mais jeter du plastique qui finit en incinérateur est un non sens écologique et économique à long terme, alors que le pétrole est une ressource fossile qui sera épuisée dans moins de deux générations !

Notre économie doit totalement réorienter ses méthodes de production pour mettre sur le marché des produits intégrant comme principes fondateurs :
. L’utilisation prioritaire de matières non fossiles : bois, papier, carton. Un système de bonus-malus permettrait justement de favoriser le choix le plus éco-responsable ;
. Le recyclage. L’idéal étant de produire en circuit fermé, c’est-à-dire d’être capable de refaire à l’identique après recyclage pour un nombre de cycle le plus élevé possible ;
. La modularité des équipements. Actuellement quand un appareil électroménager est en panner le plus économique est de le remplacer, pas de le faire réparer. Il faut changer la donne et revenir à du solide, durable, réparable.

Réparer est devenu l’exception cela doit redevenir la règle. Il ne s’agit pas du retour de l’âge de pierre, mais simplement du bon sens.

Ecrit par : Philippe HALLOUIN | 18 septembre 2008

Je suis pour ce type de taxe, mais je me demande si on ne tourne pas autour de LA vraie solution, à savoir une taxe carbone.
Car la plupart des objets jetables sont en plastique ou demandent plus d'énergie (et donc d'eqCO2) à être produits que les couverts "durables". Si on met en place une taxe carbone, le prix de produits augmentera également et on obtient le même effet avec une seule et unique taxe et pas un empilement de dispositif qui consomment des ressources de collecte, de gestion, etc.
Ok cependant pour dire qu'une taxe carbone ne résoudra pas aussi directement la problématique de production de déchets, le ramassage des déchets abandonnés en pleine nature.

Ecrit par : Davy | 18 septembre 2008

Une taxe... peut être mais cela ne résout en rien la mise en œuvre d'une filière de recyclage ! qui aujourd'hui en ce qui concerne l'électronique se situe qq part en Chine où bien entendu respect de la santé de la population et de l'environnement n'ont pas de définition.

Donc une taxe peut être... mais encore faudrait il voir plus loin que le bout de son nez et proposer des filières de formations au recyclage et développer un fond d'investissement aux entrepreneurs qui auraient l'audace de se lancer sur le marché.

Et le Bonus-Malus... je viens d'apprendre qu'il était mort.

Ecrit par : Bertrand | 20 septembre 2008

En tous cas, je suis content de ne pas être à la place de Borloo !!!
La politique est un art ...

Bonne réflexion,

Gildas

Ecrit par : Gildas | 24 septembre 2008

En tous cas, je suis content de ne pas être à la place de Borloo !!!
La politique est un art ...

Bonne réflexion,

Gildas

Ecrit par : Gildas | 24 septembre 2008


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