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15 janvier 2009

Plus de croissance, moins de déchets, c'est possible !

Qui dit croissance, dit aujourd'hui augmentation des déchets. Incompatible, à terme, avec les capacités actuelles de recyclage et de traitement de nos collectivités. Il y a donc à faire, et il y a urgence.

logo_cniid.gifParmi ceux qui se sont lancés dans ce domaine, le Centre National d'Information Indépendante sur les Déchets ou CNIID (1) a comme principale mission d'informer sur la gestion actuelle et à venir des déchets en France. Lettres d'information à ses membres, participation à des salons sur l'environnement, organisation de campagnes d'information (analyses, enquêtes, pétitions)... Les actions sont nombreuses et diversifiées.

affiche-déchets-web.jpgProchaine date, dans deux jours, le CNIID participera, dans le cadre de sa campagne Prévention, à une conférence-débat organisée par l'association Universiterre (2). Wiebke Winkler interviendra sur le thème de la soirée « Réduire ou recycler : les déchets sont-ils à jeter ? ». N'hésitez pas à vous y rendre et à participer au débat !

Autre structure, autre action, le premier syndicat national d'élimination des déchets, le SMEDAR, traite déjà « plus de 94% des déchets des collectivités voisines » de Rouen (3). Les déchets, recyclés et retravaillés, sont ensuite revendus, « On peut conjuguer écologie et économie ! », dixit son président. Cet établissement public est issu d'une loi de 1992 qui stipule qu'aucun déchet récupérable ne devrait être stocké ou détruit après 2012. L'échéance approche, les actions se multiplient.

Une croissance verte ne pourra se faire sans croissance de la production issue du recylage et sans... une décroissance de la production des déchets ! Et donc leur réduction à la source. Des solutions simples existent (lutte contre le sur-emballage et la vente en petite quantité, limitation des publicités non sollicitées...) et peuvent être mises en oeuvre facilement. Encore faut-il que les géants de la distribution (producteurs et distributeurs) s'y mettent... contre leur gré, bien sûr.

NB1 : le site cniid.org est malheureusement actuellement « en cours de recyclage », mais de multiples articles sont disponibles ailleurs comme ici ou encore à propos du Grenelle.
NB2 : le vendredi 16 janvier à 19h30 à la Sorbonne (Amphi I, Faculté de droit, 12 place du Panthéon, Paris Ve)
NB3 : source Humanité Dimanche Spécial Développement Durable Juillet 2008

01:22 Ecrit par Bertrand Aïttouati dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

Commentaires

Il n'est pas vraiment possible de mettre sur le même plan le CNIID et le SMEDAR.
Le CNIID est une ONG (organisation non gourvernementale) spécialisée sur le thème de la gestion des déchets avec notamment comme sujets prinvipaux la prévention des déchets (c'est un discours qui a du mal à passer puisque le CNIID estime en effet que le recyclage n'est que le moins pire et que le mieux reste évidemment la non production d'un déchet) et son deuxième sujet est l'incinération, contre laquelle le CNIID est particulièrement virulent. Si le CNIID fonctionne (certainement) avec des subventions de l'Etat, il n'en reste pas moins une structure privée, étant une association loi 1901. C'est la seule ONg en France spécialisée sur ce sujet.
A l'inverse, le SMEDAR est une structure publique à laquelle une collectivité (le plus souvent les intercommunalités : communautés de communes ou d'agglo) a délégué la gestion d'un service public. Il existe exactement la même chose pour l'eau me semble-t-il (donc très nombreuses en France). Ce ne sont absolument pas des organismes indépendants puisqu'ils ne font que mettre en oeuvre la politique de gestion des déchets qui a été adoptée par sa collectivité de tutelle...

Ecrit par : Sophia | 20 janvier 2009

Tout d'abord, merci pour votre commentaire et le complément de description - auquel j'adhère parfaitement - que vous apportez aux organismes décrits.

Je partage par ailleurs votre approche, et votre distinction forte concernant le financement de ces deux structures. L'idée de cet article n'était pas d'en faire une analogie ou un parallèle, mais de montrer, justement, que des choses sont faites dans le domaine de la gestion des déchets à tous niveaux (état versus association privée) et à toutes mesures (en amont, prévention et communication avec le CNIID, action et gestion des déchets produits en aval).

Vous l'avez recitée, l'idée première (telle qu'énoncée dans la conclusion) est bien la réduction des déchets à leur source, c'est-à-dire réguler leur production, aujourd'hui démesurée et inappropriée.

Le décalage de statut des organismes cités provient d'une actualité commune (un article paru pour l'un, la participation à un débat pour l'autre) qui me paraissait opportune pour les faire connaître toutes deux.

Ecrit par : Bertrand | 21 janvier 2009

Solutions simples ? On peut en douter lorsqu'on place l'analyse à un niveau plus général, notamment parce qu'il faut prendre en compte l’inertie des systèmes institutionnels et économiques. Pour une remise en perspective de ces difficultés, voir http://yannickrumpala.wordpress.com/2008/11/29/reduisons-nos-dechets-chiche/

Ecrit par : Y | 16 mars 2009

oui ses possible parce que on fait des information merci???

Ecrit par : naomie | 07 mai 2010


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