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28 juillet 2011
Quel potentiel pour les énergies renouvelables en 2050 ?
En mai dernier était publié le rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) sur le potentiel estimé des énergies renouvelables dans la production mondiale d’énergie en 2050. Et le chiffre a de quoi marquer les esprits, car selon le GIEC « près de 80% de l’approvisionnement mondial en énergie pourrait être assuré par des sources d’énergies renouvelables d’ici au milieu de ce siècle, si l’effort est soutenu par des politiques publiques adéquates » (ce chiffre est aujourd’hui égal à 13%).
Cette conclusion est issue de l’analyse de 160 scénarios par une équipe internationale d’experts et scientifiques sur le potentiel de 6 énergies renouvelables :
· La bioénergie : couvre notamment les cultures énergétiques, les résidus issus des forêts, de l’agriculture et de l’élevage, ainsi que les biocarburants dits de deuxième génération ;
· L’énergie solaire directe : notamment le solaire photovoltaïque et le solaire thermodynamique ;
· L’énergie géothermique : basée sur l’extraction de la chaleur emmagasinée dans les profondeurs de la Terre ;
· L’énergie hydraulique : englobe les projets de centrales d’éclusées ou au fil de l’eau et les barrages réservoirs
· L’énergie marine : des barrages aux technologies faisant appel aux courants marins ou à l’énergie thermique des mers ;
· L’énergie éolienne : filières terrestre et marine.
Le rapport mentionne le fait que « le potentiel technique des énergies renouvelables dépasse la demande actuelle ». Ce qui sous-entend que ce sont bien les politiques actuelles en matière d’énergie qui représentent un frein à l’expansion des énergies renouvelables, et non le manque de ressources.
Autre résultat mis en valeur dans ce rapport : «un taux de pénétration accru des énergies renouvelables sur le marché pourrait aboutir à une réduction totale des émissions de gaz à effet de serre équivalente à 220 à 560 gigatonnes de dioxyde de carbone (GtC02eq) entre 2010 et 2050 ». «Avec l’adoption de mesures convergentes en faveur du climat et de l’énergie, les sources d’énergie renouvelable sont susceptibles de contribuer sensiblement au bien-être de l’homme en fournissant de l’énergie de manière durable et en stabilisant le climat », a déclaré le Professeur Ottmar Edenhofer, coprésident du Groupe de travail III lors de la présentation officielle du rapport.
En ce qui concerne la France, l’objectif a été fixé d’atteindre 23% d’énergies renouvelables dans le mix énergétique d’ici à 2020 (20% recommandés par le GIEC). Comme le souligne Jean-Louis BAL, Président du Syndicat des énergies renouvelables, « Le Grenelle de l’environnement a permis une prise de conscience réelle des enjeux liés au réchauffement climatique et a impulsé une dynamique en faveur des énergies renouvelables, qu’il s’agit désormais d’entretenir et d’amplifier, comme le recommande le rapport du GIEC ».
Le communiqué de presse de ce rapport dresse en outre un certains nombre de conclusions à l’attention des décideurs…
Pour conclure cet article, voici une interview d’Alain Nadaï, socio-économiste (diffusée sur le site du Cercle des Echos), apportant des précisions sur les conditions de réalisation du rapport du GIEC et sur l’analyse de ses résultats.
15:25 Écrit par Olivier Bazin dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note |
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Commentaires
La Cour des Comptes a sorti un rapport dont les travaux ont réunis de nombreux experts de tout bord (sauf bien évidemment certaines ONG qui étaient pourtant invitées). Il en ressort qu'aucun de membres de cette digne institution et de leurs experts n'étaient vraiment capables de dire quel type d'énergie serait la mieux adaptée en ...2050, les technologies d'aujourd'hui n'étant pas forcement pérenne même dans les techniques dite renouvelables. La principale conclusion a été de dire "diminuons" en premier notre consommation partout où cela est possible; diminuons les gâchis, améliorons les systèmes existants; sachons préserver notre technologie en donnant des incitations à nos chercheurs, notre savoir faire. Ne bradons pas le nucléaire par idéologie alors que c'est pour les années à venir la moins chère des énergies, mais travaillons à le remplacer dans la durée ce qui assurera notre indépendance énergétique et un prix acceptable pour les particuliers et les entreprises. Actuellement le solaire n'est pas intéressant en Europe, l'éolien est très cher , mais complète notre gamme. Gaz et charbon sont encore très émetteurs de GES. Poussons plus avant notre recherche sur la récupération et la transformation de nos GES et sur le stockage de l'électricité. Donc OUI au renouvelable dans la durée. NON aux changements purement idéologiques et politiciens qui risquent de bouleverser en profondeur nos économies. Merci
Écrit par : Geoffroy | 14 février 2012






