09 septembre 2011

Avec le réseau EVER, le développement durable a le vent en poupe en Midi-Pyrénées !

Propos recueillis auprès de Virginie Lopez-Portes, Présidente du réseau EVER.

Les entreprises s’associent aujourd’hui de plus en plus aux démarches de développement durable et de RSE (Responsabilité Sociétale de l’Entreprise). Mais force est de constater qu’elles ne savent pas toujours comment s’y prendre, et la recherche d’informations ainsi que le partage d’expériences en la matière s’avèrent parfois ardus, surtout pour les plus petites structures.

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28 juillet 2011

Quel potentiel pour les énergies renouvelables en 2050 ?

f1991c23a8fa61dedad1d85950ce72c8_1.jpgEn mai dernier était publié le rapport du GIEC (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) sur le potentiel estimé des énergies renouvelables dans la production mondiale d’énergie en 2050. Et le chiffre a de quoi marquer les esprits, car selon le GIEC « près de 80% de l’approvisionnement mondial en énergie pourrait être assuré par des sources d’énergies renouvelables d’ici au milieu de ce siècle, si l’effort est soutenu par des politiques publiques adéquates » (ce chiffre est aujourd’hui égal à 13%).

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18 juillet 2011

Les « smart grid », l’avenir du secteur de l’électricité

Smart-Grid-Concept.pngLes « smart grid » trouvent leur origine dans l’expression anglaise « power grid » qui désigne le réseau de distribution d’électricité. La notion de « smart grid » peut ainsi se traduire par « réseau électrique intelligent ». Concrètement, il s’agit d’intégrer les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) dans les réseaux électriques (par des capteurs reliés au système informatique), ce qui offre deux caractéristiques principales :

- Des fonctions de communication et d’interactivité,

- L’échange de données entre les différents acteurs du système électrique pour connaître, contrôler, gérer le réseau et prendre en compte les actions de tous les acteurs du système électrique.

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24 juin 2011

L'ISR (Investissement Socialement Responsable) a le vent en poupe !

arton726-9af96.jpgMiddlenext, l'Association professionnelle indépendante française, représentative des valeurs moyennes cotées, a fait paraître en mars dernier un guide très intéressant : "L'investissement Socialement Responsable (ISR) et le Développement Durable pour les valeurs moyennes, Passeport pour les fonds ISR".

 Ce guide explicite dans un premier temps le terme de Développement Durable et celui de Responsabilité Sociétale de l'Entreprise (RSE), et souligne l'importance de l'investissement Socialement Responsable (ISR) au sein des PME. Si la pression des parties prenantes ou des réglementations en vigueur peuvent jouer un rôle dans ce type d'investissement, les atouts en termes de productivité et d'image de marque sont également mentionnés comme élan majeur.

Dans une deuxième partie, le guide définit l'investissement Socialement Responsable (ISR) : quels en sont les acteurs, quels sont les différents types de fonds ISR, et donne des chiffres sur la croissance de ce marché : ainsi, "les encours ISR ont connu un taux de croissance de 70% sur l'année 2009, après avoir crû de 37% entre 2007 et 2008, pour s'établir autour de 50,7 milliards d'euros, soit 2% des encours financiers en France".

La dernière partie est davantage dédiée à la compréhension des outils de RSE, et l'aide à la mise en place d'une vraie politique dédiée au sein de l'entreprise.

Ce guide est à mettre en toutes les mains de dirigeants de PME désireux de s'inscrire dans une démarche RSE et de procéder à des investissements socialement responsables. La qualité de l'information présentée et la sensibilisation aux enjeux économiques et sociaux de l'ISR sauront vous accompagner dans cette démarche.

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08 juin 2011

Sécheresse en France : quelles incidences sur les énergies renouvelables?

images2.jpgVoici ci-après un article très intéressant sur les conséquences de la sécheresse actuelle sur les objectifs de développement des énergies renouvelables en France. Son auteur, François Dauphin, est un expert en énergie - climat, qui a déjà collaboré avec plusieurs journaux sur ces sujets éminemment sensibles.

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06 juin 2011

L’upcycling : une vie d’esthèt(ique) après le recyclage …

Le recyclage a du bon : il nous permet de limiter les impacts environnementaux dus aux usages quotidiens de divers emballages, produits… Mais il existe une vie après le recyclage, une vie pour ces emballages qui fait naitre la beauté dans l’emballage (car bien entendu,l’emballage n’a, en soi, rien de glamour), et l’esprit créatif dans chacun de nous… C’est le concept de l’upcycling, ce procédé « consistant à transformer des déchets en produits d’extrême qualité, et de grande valeur esthétique ou environnementale ».

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01 juin 2011

La décroissance, solution pour un développement durable ?

 « Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste. » Kenneth Boulding (1910-1993), président de l'American Economic Association.

decroissanceLe siècle passé a vu l’avènement de la société de consommation et la promotion d’une croissance toujours plus forte. Ne compare t-on pas aujourd’hui les croissances de PIB de chaque pays, avec une volonté farouche d’obtenir –et de conserver- coute que coute une croissance à deux chiffres ? Ce modèle est-il aujourd’hui en accord avec les préceptes du développement durable ou bien la notion de croissance doit-elle évoluer vers celle de décroissance pour garantir un développement durable de l’économie ? En préambule de cet article, un film, forcément scandaleux, qui pose les bases de cette réflexion...

Tout d’abord, quelle est la définition du terme « décroissance » ?

La décroissance est « un ensemble d'idées soutenues par certains mouvements anti-productivistes, anti-consuméristes et écologistes appelés « objecteurs de croissance ». Ils rejettent l'objectif, en tant que tel, du maintien d'un taux de croissance économique positif ; certains prônent même une réduction contrôlée de l'activité économique. Le terme est parfois complété par des adjectifs tels que « décroissance soutenable » ou « décroissance conviviale ».

Les objecteurs de croissance prônent au plan individuel la démarche dite de simplicité volontaire et, au plan global, une relocalisation des activités économiques, afin de réduire l'empreinte écologique et les dépenses énergétiques. Pour les curieux, ils éditent même un journal dédié…

Petite précision sur ce site : la décroissance n’aurait pas de lien avec des indices de quantification. « Il serait tout autant absurde de construire une société autour d’une décroissance du PIB qu’il est absurde de l’avoir construite autour de la croissance de celui-ci. Il ne s’agit ni de faire croître, ni de faire décroître des indices économiques. C’est pourquoi on parle d’ « a-croissance », il faut simplement sortir de la religion de la Croissance ».

Le point de vue des défenseurs du développement durable, ou développement soutenable, s'oppose à celui des objecteurs de croissance (également appelés « décroissants » dans la presse), car il ne remet pas en question l'idéal de croissance. Les partisans de la décroissance contestent en effet l'idée d'un développement économique infini : selon eux, le taux de production et de consommation ne peut pas être durablement accru ni même maintenu, dans la mesure où la création de richesse mesurée par les indicateurs économiques comme le PIB correspond à une destruction du capital naturel et que ce dernier est épuisable.

Le débat est désormais lancé (tel sur rfi) et démontre une chose : le modèle actuel n’est pas viable. Alors rêvons un peu d’une croissance nouvelle, alliant respect de l’environnement, développement des services (aux entreprises mais aussi aux particuliers, rendu nécessaire par une démographie vieillissante… entre autres), et l’avènement d’une consommation matérielle « raisonnée » (au détriment de la publicité, du crédit facile et de l’obsolescence programmée, mis en exergue par Serge Latouche ?), sans oublier la valorisation de l’humain et plus globalement du capital social.

pib vertMais avant tout (car une société ne change pas du jour au lendemain), peut-être la notion même de PIB est à redéfinir, de manière à intégrer le volet environnemental : le « PIB vert » a ainsi déjà fait des émules de par le monde, mais comporterait des difficultés de mise en place. Dommage, car ce projet de correction du produit intérieur brut (PIB) prend en compte les coûts environnementaux (consommation de ressources naturelles, pollution) afin d’évaluer les effets de la croissance économique sur l'environnement. Une source d’informations pourtant précieuse, qui aiderait certainement à la prise de conscience générale… de l’urgence au changement !

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25 mai 2011

L’énergie fait débat… II. Le point sur les énergies renouvelables

Les énergies renouvelables, « fournies par le soleil, le vent, la chaleur de la terre, les chutes d’eau, ou encore la croissance des végétaux n’engendrent pas ou peu de déchets ou d’émissions polluantes. Elles participent à la lutte contre l’effet de serre et les rejets de CO2 dans l’atmosphère, facilitent la gestion raisonnée des ressources locales, et génèrent des emplois » (et répondent en cela à un enjeu plus qu’environnemental).

energies stock, energies fluxLe solaire (solaire photovoltaïque, solaire thermique), l’hydroélectricité, l’éolien, la biomasse, la géothermie sont des « énergies flux »  inépuisables par rapport aux « énergies stock » tirées des gisements de combustibles fossiles en voie de raréfaction : pétrole, charbon, lignite, gaz naturel.

Elles servent à produire de la chaleur, de l'électricité ou des carburants. Les techniques de cogénération permettent de produire à la fois chaleur et électricité.

En France, la loi de Programmation fixant les Orientations de la Politique Energétique (loi POPE du 13 juillet 2005) a confirmé, outre l'importance donnée à l'utilisation rationnelle de l'énergie, l'intérêt du développement des énergies renouvelables. Celui-ci répond à un double enjeu :

-          réduire la dépendance énergétique de la France.

-          contribuer à satisfaire les engagements internationaux de réduction de gaz à effet de serre de notre pays (accords de Kyoto), mais aussi à nos engagements européens, qui s'expriment au travers de plusieurs directives importantes.

Alors, aujourd’hui, quel bilan énergétique pour la France ? Notre pays compte parmi les tous premiers producteurs européens d'énergies à base de ressources renouvelables, ceci grâce à un fort taux d'équipement hydraulique, de grandes étendues forestières, un bon gisement éolien, ainsi qu'à une expertise technique de l'énergie solaire. En 2007, les ENR représentaient 13% de la production énergétique française. L'énergie hydroélectrique, ENR la plus compétitive sur le marché, représente l'essentiel de la production d'électricité à partir de sources renouvelables en France. La valorisation des déchets urbains est en progression constante, notamment grâce au développement de la cogénération dans les usines de traitement. L'exploitation du bois connaît depuis quelques années un regain d'intérêt en matière de chauffage industriel, urbain ou domestique. Enfin, de nombreuses autres méthodes de production d'énergie à partir de sources renouvelables existent de manière plus ou moins marginale : l'énergie éolienne, qui connaît un fort développement, la biomasse, la géothermie, le solaire thermodynamique, le solaire photovoltaïque. En ce qui concerne les transports, qui représentent un secteur très consommateur de pétrole et très producteur de gaz à effet de serre, l'accent a été mis ces dernières années sur la filière des biocarburants.

Les énergies renouvelables, le nouvel eldorado ? Pas si sûr, disent certains…

Après les grandes heures de l'énergie hydraulique (grâce aux grands barrages construits pour l'essentiel avant la Seconde Guerre mondiale), la part des énergies renouvelables dans le bilan énergétique français a commencé à décroître avec le développement des centrales nucléaires. La cause en est ici leur coût de production, alors que la France bénéficie, grâce à la puissance de son parc nucléaire, de l'électricité la moins chère d'Europe.

D’autres raisons sont généralement invoquées…

Tout d’abord, les énergies renouvelables sont diffuses et donc difficiles à industrialiser, stocker et transporter. Pourtant, au plan théorique,  « la géothermie et le solaire permettraient à eux seuls de répondre à tous les besoins énergétiques mondiaux, même si la consommation par habitant triplait dans les décennies à venir » (selon l’Étude prospective réalisée par la compagnie Shell Energy needs, choices and possibilities). Et dans les zones isolées où les réseaux collectifs n'existent pas (déserts, îles), l'éolien et le solaire pourraient se révéler précieux.

Ensuite, elles présenteraient certains inconvénients : prenons le cas de l’hydroélectricité, qui est, après le bois, la deuxième source d'énergie renouvelable dans le monde. La construction des barrages est en plein essor depuis trente-cinq ans : 40.000 grands barrages ont été érigés dans le monde, et près de 1.600 sont en construction. Les partisans de cette source d'énergie ne manquent pas d'arguments : elle est inépuisable, ne dégage pas de CO2 et permet de réguler le cours des fleuves. Mais pour les autres, les grands barrages peuvent avoir de graves conséquences sur les populations et le milieu naturel. En Chine, le gigantesque projet de barrage des Trois-Gorges obligera au moins un million de personnes à l'exode.  Les lacs créés par les barrages engloutissent des vallées entières, annihilant la faune et la flore. Autre problème technique : ces sites sont souvent éloignés des lieux de consommation de l'électricité, ce qui oblige à construire des réseaux d'acheminement longs et coûteux.

Autre exemple : la biomasse (Bois, matières végétales et déchets organiques), la plus ancienne et la plus importante des énergies renouvelables. Elle représente 11% de la production mondiale d'énergie, contre 13,8% pour l'ensemble des renouvelables. C'est la première ressource énergétique dans les pays pauvres. Plus de deux milliards de personnes l'utilisent, surtout dans les campagnes, pour la cuisine et le chauffage. Problème : la combustion du bois dégage du CO2, qui peut néanmoins être récupéré par la pousse de nouveaux bois. Mais dans certains pays les forêts sont irrémédiablement détruites et cette «compensation» ne peut avoir lieu. Les défenseurs de l'environnement prônent donc une biomasse «moderne» basée sur une gestion durable des sols et des forêts, l'utilisation de fours à bois moins polluants, et le recours au « biogaz » issu de la décomposition de matières organiques.

Même si l’intérêt des énergies renouvelables est qu’elles sont inépuisables et bien sûr "vertes", c’est à dire non polluantes, en n’émettant ni gaz carbonique, ni déchets nucléaires, chaque source d’énergie renouvelable présente des avantages et inconvénients explicités sur de nombreux sites internet. Novethic apporte même sa contribution dans cette analyse, évoquant une « certitude » on ne peut plus négative : « les énergies renouvelables ne pourront pas se substituer aux énergies fossiles, compte-tenu de nos modes de consommations actuels ». Seule issue : un changement profond dans nos habitudes de production, transport et consommation de l’énergie (par l’avènement de la « sobriété énergétique ») et ce dans un timing serré déterminé soit par l’épuisement des ressources fossiles, soit par l’imminence des changements climatiques.

Si ce changement de mentalité peut être acquis par une certaine frange de population, la majeure partie de cette même population ne l’est pas, et ce, par manque d’information sur l’importance du débat, par manque de conviction ou encore de moyens…Il semble nécessaire que ce débat sur le mix énergétique soit porté par les grandes instances, si l’on veut prendre à bras le corps ce sujet épineux et trouver des solutions adéquates.

Justement, quelles sont les perspectives annoncées par le gouvernement français et l’Union Européenne ?

En l’occurrence, les ENR restent au cœur des politiques publiques de l'énergie. Ainsi, début mars 2006, la Commission européenne a publié un Livre vert sur l'énergie, qui préconise notamment l'élaboration d'une feuille de route pour le développement des énergies renouvelables. Pour sa part, le gouvernement français, dans la cadre de la programmation annuelle des investissements de production d'électricité (PPI) 2006, détaille les moyens mis en œuvre pour atteindre les objectifs de développement de la production d'énergies renouvelables.

Enfin, le Grenelle de l'environnement, organisé à l'automne 2007 par le gouvernement, avait prévu un développement accéléré de l'ensemble des filières d'ENR. L'objectif étant d'augmenter de 20 millions de tonnes équivalent pétrole la production d'énergies renouvelables, afin qu'elles atteignent 20% de la consommation totale d'énergie en 2020. Malheureusement, sur ce point, les efforts ne semblent pas à la hauteur… Et le bilan actuel du gouvernement sur la période « mai 2007 - mai 2011 » est plutôt critiqué…

Comme nous pouvons le constater, le sujet est aujourd’hui très tendu, et il apparait compliqué d’obtenir des différents acteurs économiques une même vision du mix énergétique. Seuls constats indéniables : le temps presse pour une réadaptation indispensable de nos méthodes de production et consommation d’énergie ; les ENR doivent de toute façon progresser dans la part actuelle des ressources en énergie. Espérons que les politiques sauront faire appel aux experts en énergie afin d’établir leurs plans de campagne…et de les faire appliquer pour un changement (bénéfique) perceptible d’ici 2020.

Ps : afin de savoir si vous avez l’âme et la connaissance d’un parfait écolo du XXIème siècle, laissez-vous tenter par ce petit quizz sur les énergies renouvelables...

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19 mai 2011

Le nucléaire fait son cinéma

into eternity.jpgAlors que le festival de Cannes est à l’honneur et avec lui le 7ème art, et que les média du monde entier commentent régulièrement les actualités de la centrale de Fukushima et du nucléaire en général, un film mérite toute notre attention : « Into Eternity » de Michael Madsen. Ce documentaire se concentre sur les milliers de kilomètres de couloirs souterrains en Finlande, destinés à stocker des déchets nucléaires pour une durée de 100 000 ans (durée de nocivité des déchets radioactifs). Tout en partant du principe que les générations futures ne seront pas forcément à mêmes de gérer ces déchets, et que ce site (« Onkalo », soit « la cachette » en finlandais) doit finir par fonctionner seul et de manière silencieuse. Un documentaire futuriste composé d’images et d’interviews…à donner le frisson.

Ce film jette un pavé dans la marre et vient compléter les nombreux débats sur l’énergie nucléaire d’une part, et la gestion des déchets nucléaires d’autre part. Car même dans le cas où l’énergie d’origine nucléaire venait à diminuer, au profit des énergies renouvelables par exemple, il existe à ce jour tous les déchets accumulés depuis les premières centrales, il y a une soixantaine d’années (estimés aujourd’hui à 250 000 tonnes au niveau mondial…soit 35 tours Eiffels !). Et pour satisfaire la curiosité de certains d’entre vous, voici détaillés les chiffres correspondant aux déchets nucléaires en France sur le site de NeoPlanète.

Alors, courrez donc visionner ce film, qui à mon sens, met en exergue la question centrale suivante « quelle terre allons-nous laisser aux générations futures ? » et fait revivre la célèbre citation attribuée à St Exupéry : « Nous n'héritons pas la terre de nos ancêtres, nous l'empruntons à notre enfants ». A bon entendeur...

16:08 Écrit par Valérie Lorain Broca dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note |  del.icio.us |  Facebook |

L’énergie fait débat… I. Etat des lieux

energiesIl n’est pas un jour sans que le débat fasse rage sur notre consommation planétaire d’énergie et ses conséquences pour l’avenir.
 
Posons clairement les enjeux de ce débat : comment répondre à une demande croissante d'énergie tout en intégrant au moins trois facteurs : l'épuisement annoncé des ressources en énergies fossiles, les impacts sur l'environnement (effet de serre, marées noires…) et une volonté toujours plus criante d'indépendance énergétique ? Le tout sans compromettre l'avenir de la planète, bien entendu.
 
En préambule, un petit état des lieux s’impose sur ladite consommation d’énergie. Depuis 1900 en effet, la consommation d’énergie mondiale à été multipliée par près de 30, depuis 1850 par plus de 150… et depuis 1970, la consommation totale mondiale d’énergie augmente de 2% par an. Si ce rythme reste constant, en moins d’un siècle, nous aurons consommé tout le charbon, le pétrole et le gaz (pour les amateurs de détails, selon la compagnie BP, « les réserves pétrolières prouvées se montent à environ 140 milliards de tonnes, ce qui représente, au rythme actuel de consommation, 40 années seulement ; les réserves de gaz sont évaluées à 60 années ; celles de charbon à plus de 200 ans et celles d’uranium à 50 années). Le compte à rebours des réserves en énergies dites « fossiles »  est lancé (elles sont appelées ainsi car les « combustibles fossiles »  se sont formés dans les roches il y a des millions d’années suite à la décomposition des matières organiques, et il faut en l’occurrence 300 millions d’années pour faire du charbon, et quelques millions pour faire du pétrole et du gaz).
 
Ensuite, concernant les impacts de cette évolution énergétique sur l'environnement, Mr Jancovici (dans son livre « Le plein s’il vous plait »), énonce que « si 20% de l’énergie consommée par l’humanité (issue du bois, de l’hydroélectricité et du nucléaire) ne porte pas atteinte au climat futur, 80% de l’énergie consommée mondialement (dont pétrole = 34%, charbon = 24%, gaz naturel = 21%)induit un changement climatique». En effet, en brûlant, les combustibles fossiles (pétrole, gaz, charbon) dégagent des gaz à effet de serre, comme le dioxyde de carbone (CO2). Selon le GIEC (Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat), «la quantité de CO2 dans l'air a augmenté de 30% depuis 1750 et la concentration actuelle est la plus importante jamais observée au cours des 420 000 dernières années. Si rien n'est fait, elle aura doublé d'ici à la fin du siècle ». Or, l'augmentation des gaz à effet de serre provoque le réchauffement de la planète. D'ici à une centaine d'années, ce phénomène pourrait se traduire par une hausse moyenne des températures de 1,5 à 6°C, à l'origine d'un dérèglement climatique. Et nombreuses sont encore les conséquences néfastes de cette consommation énergétique sur l’environnement (les émissions de gaz à effet de serre n’ont pas ce monopole…).
 
Ceci implique une redéfinition du mix énergétique, au profit des énergies renouvelables, et une indispensable limitation, dans le même temps, de notre consommation globale d’énergie. Si cette vision semble acquise par les experts, la prise en main d’une telle politique énergétique prend du temps... A un an des élections présidentielles dans notre pays, prions pour que de tels impératifs soient pris en compte dans les plans de campagnes des différents partis.

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