29 janvier 2008

GreenTech Overview

Adam Grosser, partner d'une société d'investissement américaine, qui gère entre autres 150 millions de dollar dans les cleantechs, présente un panorama intéressant des grands enjeux associés à cette nouvelle économie.

vu sur environmentalleader.com

08 janvier 2008

Les investissements verts plus vigoureux que jamais

Une récente étude indique que le cap de 100 milliards de dollars d’investissements dans les énergies renouvelables a été franchi en 2007. 3 phénomènes expliquent en grande partie cet engouement :

  • L’augmentation du prix des énergies fossiles avec un baril de pétrole qui franchissait jeudi la barre des 100 $
  • Les politiques nationales de soutien aux énergies renouvelables qui leur permettent d’être compétitives
  • Une prise de conscience générale qui incite tous les industriels et autres investisseurs à s’intéresser à la question de l’environnement
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Espérons que cette tendance sera suffisamment solide en 2008 pour surmonter la morosité des marchés financiers consécutive à la crise des subprimes.

11 septembre 2007

Les dérives de la neutralité carbone

Quand la croissance verte oublie son objectif premier, on en arrive à des situations qui pourraient prêter à rire si l'enjeu n'était pas aussi grave.

Ainsi de la pratique de l'achat de neutralité carbone, proposée par de nombreuses compagnies spécialiées (tels Climat Mundi) ou non (les loueurs de voitures, qui permettent de voyager "carbone-neutre", par exemple). Un article édifiant du LA Times relate les exemples de projets destinés à diminuer les émissions de CO2, qui étaient déjà financés, et pour lesquels la décision de mise en application était déjà prise, et qui ont fait l'objet en surplus de financements provenant de sociétés achetant du carbone pour le revendre aux possesseurs de 4*4 (ou aux producteurs de "Une vérité qui dérange").

On en arrive alors au paradoxe suivant : pour compenser une activité qui augmente les émissions de GES, on finance un puit de CO2 qui de toutes façons était déjà en chantier. Un jeu à la fin duquel les émission de Gaz à effet de serre n'ont donc pas diminué, puisque l'argent du culpabilisé n'a pas servi à augmenter les capacités d'absorption globales du système.

Pire, certains "revendeurs" de CO2 (Native Energy aux USA) s'approprieraient 100% du carbone économisé par des projets qu'ils n'ont financé qu'à hauteur de quelques pourcents. Les méthodes de calcul du CO2 prétendument économisé seraient elles aussi assez largement farfelues : Native Energy surévalue par exemple l'électricité produite par un projet qu'elle finance en Alaska au prétexte que, sans son apport, l'ensemble de la filière d'éoliennes en Alaska aurait été touché....

N'oublions pas que, même si l'on fait abstraction de ces graves dérives (dont d'autres exemples sont données sur Wikipedia), la neutralité carbone ne conduit aucunement à une diminution des émissions de GES, mais au mieux à une stabilisation. Dans le cadre de l'engagement "Facteur 4" pris par la France, cette solution est donc notoirement insuffisante, d'autant qu'elle semble autoriser les institutions qui y ont recours à fermer les yeux sur la réalité des projets financés. Là encore, il semble urgent de normaliser et labelliser au niveau international les actions entreprises.

09 août 2007

Le top 20 mondial des valeurs vertes

Sustainable Business publiait en juillet (et pour la 6ème année consécutive) le classement des 20 sociétés dans le monde qu'on pourrait qualifier de leaders en terme de développement durable et d'impact sur l'environnement. Selon SB, cette liste peut constituer un portefeuille d'actions intéressant car en plus de privilégier des modes de management durable, les sociétés qui le composent ont une situation financière solide et sont suffisamment diversifiées en terme de tailles et d'industries.

Pour plus d'info cliquez ici 

Vous trouverez la liste des entreprises dans la suite de ce billet :

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11 juillet 2007

Après l’or noir, l’or bleu : le marché de l’eau est-il déjà plus rentable que le pétrole ?

88acdb8bf15f4f1aa72f40f1f4083e5d.jpgL’eau potable est bien la ressource la plus précieuse sur cette planète devant le pétrole ou le gaz. Face à l'épuisement progressif et à l'augmentation des besoins, le marché de l'eau se structure et se développe pour anticiper voire contrer la pénurie déjà une réalité dans nombre de pays.

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29 juin 2007

Business Vert

La croissance verte, c'est aussi le développement de nouveaux business parfois improbables... C'est le choix qu'a fait le suédois Johan Eliasch, le patron de la marque de sport bien connue des tennisman et des skieurs Head.

Il a créé avec le député anglais Frank Field l'association cartitative Cool Earth, qui permet à Monsieur Tout-Le-Monde d'acheter un morceau de foret vierge (en Amazonie, ouen Equateur), afin de la protéger et d'éviter qu'elle ne soit détruite. Uen fois le terrain acheté, l'association s'engage à le protéger avec le concours des poluations locales, créant une activité pérenne sur place. Comme l'explique l'article du Monde, l'action a généré la création de 1500 emplois auprès des populations locales, mais a aussi entrainé le licenciement de 1000 employés de l'industrie de la deforestation.... Utile pour rappeler que la défense de l'environnement a aussi des mauvais côtés...

09 mai 2007

Le gourou du capital risque américain investit dans le "vert"

Lors d'un récent concert de U2 pour éveiller la jeunesse aux problèmes de notre planète, les remerciements de Bono allèrent à... John Doerr. John Doerr est une star aux Etats-Unis, au moins dans la silicon valley puisqu'il a fait fortune en investissant dans des sociétés high-tech bien connues : Compaq, Intuit, Sun Microsystems, AOL, Amazon, Netscape, et Google. Ses fonds d'investissement regroupés au sein de "Kleiner Perkins Caulfield & Byers" ont déjà commencé à investir dans le secteur des "technologies vertes" et prévoient d'investir $200M sur les prochaines années.

L'investissement dans ce secteur est un challenge à la hauteur du personnage. En effet, contrairement aux technologies de l'information et aux biotechs, le développement de l'industrie verte aura sans doute besoin d'un sérieux coup de pouce des institutions publiques car il ne s'agit pas seulement de développer de nouveaux marchés mais de mettre en place un nouvel ecosystème énergétique, de production et de consommation. Pour cela, John Doerr compte sur ses talents de lobbyiste en soutenant les gouvernements et les candidats aux programmes résolumment actifs dans le domaine de l'environnement : subventions pour l'équipement des maisons en panneau solaire, déductions d'impôts pour les voitures propres, etc. Une autre manière de faire du capital risque mais qui à coup sûr devrait porter ses fruits... et en tout cas génère déjà du buzz sur le thème : "les contribuables américains enrichissent les fonds de capital risque."

Sources:  http://www.engineering.ualberta.ca/nav02.cfm?nav02=45070&nav01=18430, http://www.portfolio.com/executives/features/2007/03/29/Behind-the-Green-Doerr?page=1,

14 avril 2007

Les éco-investissements, leviers de la croissance verte

Nous avions déjà évoqué dans ce billet la croissance exponentielle des investissements socialement responsables dont le montant des encours atteint 3 milliards d'euros en France en 2006 (x6 par rapport à 2002). Ces éco-investissements sont les ultimes leviers de la croissance verte alors que les marchés explosent comme le souligne Enjeux Les Echos de ce mois-ci.

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Source : Clean Edge (2006)

Creusons un peu ce qui composent ces fonds d'investissements, leur performance et leur impact sur l'environnement.

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06 avril 2007

La bulle verte n’est pas près d’éclater

Le Monde dans un article du 23 mars voyait, dans l’envolée boursière de certains fabricants de matériel (éoliennes, solaire...) et producteurs d'énergie "verte",  la formation d’une « bulle verte » à l’instar de la bulle internet des années 2000.

On se souvient en effet des difficultés d’Areva pour acquérir l’indien REpower, proposant 1,13 milliard d’euro avec le risque d’une surenchère de  l'indien Suzlon Energy à 1,3 milliard.

Introduite jeudi 22 mars à la Bourse de Bruxelles, l'action d'Air Energy a été sursouscrite cinq fois. Le titre de Théolia a gagné 140 % en un an. L'action d'EDF Energies nouvelles est passée en quatre mois de 28 à 42 euros.

Cette survalorisation peut s’expliquer notamment par les aides accordées par les Etats et notamment l’Etat français qui garantit aux exploitants d’éoliennes des tarifs de rachat par EDF, et donc une rentabilité de l’ordre de 20%. Une aide trop élevée, juge la Commission de régulation de l'énergie (CRE).

Mais rien de laisse penser aujourd’hui que les investissements vont diminuer. L’ISR (Investissement Socialement Responsable) ne cesse de croître avec, comme principaux investisseurs, des banques de plus en plus incitées à investir dans ce créneau, des assureurs de plus en plus inquiets, et les fonds de plus en plus spécialisés.

Et enfin, contrairement à Internet, la valorisation porte bien sur des actifs matériels, des éoliennes et de la production d'électricité promis à la rentabilité avec l’augmentation ineluctable du prix de l’énergie et de l’électricité dans les 10 années à venir.

09 mars 2007

Quel avenir pour les énergies renouvelables ?

Aujourd’hui, la majorité scénarios prospectifs (même modérés) annoncent une croissance progressive des énergies vertes. Elles pourraient atteindre entre 15% et 20% des énergies produites d’ici 2050. Les experts sont en revanche plus sceptiques sur la capacité des énergies solaires ou éoliennes à dépasser cette part de marché sur le long terme compte tenu de leur productivité insuffisante par rapport à la croissance des besoins.

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Documents WEC/IIASA et Stockholm Environment Institute adaptés par l'auteur

Ce qui n’empêche pas le leader de l’énergie et du nucléaire Areva de s’intéresser de très près à ces énergies propres en proposant notamment de racheter le fabricant d'éoliennes danois Bonus en 2003. L’Etat, propriétaire à 95%, a mis son veto jugeant le montant de transaction trop chère. Valorisé à l'époque 350 millions d'euros, Bonus vaut aujourd'hui un milliard d'euros. Libération relate aujourd’hui la 2ème tentative du groupe de développer ses activités vers les énergies propres : « Actionnaire à hauteur de 29,9 %, Areva décide en janvier 2007 de lancer une OPA amicale sur le reste du capital de REpower (450 personnes). » Mais là encore, suite à un renchérissement du groupe indien Suzlon, Bercy reste encore mitigé sur sa décision invoquant le risque d’une bulle verte.

A lire également l'interview «Dans cinq ans, la bulle verte sera explosive»

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