L’optimisation énergétique de l’informatique

L’informatique fait encore parler d’elle. Dans un article très instructif, Le Monde.fr rappelle ce que Croissance Verte a souligné avec insistance ces derniers jours : Le développement rapide de l’informatique et de l’Internet en particulier s’accompagne d’une croissance exponentielle de la consommation d’énergie induite.

Ce n’est plus un scoop : le rendement énergétique d’un ordinateur est mauvais.

Extrait : « Notre cher ordinateur fait partie des appareils les plus inefficaces jamais inventés, écrit le spécialiste Timothy Prickett Morgan. Le plus gros de l’électricité qui le nourrit est relâché sous forme de chaleur, de bruit et de lumière. » Selon Urs Hölzle, vice-président de Google, « un PC gâche environ la moitié de son énergie, et un serveur en gaspille un tiers ».

Et le cercle vicieux est enclenché : plus les ordinateurs ont un mauvais rendement, plus ils produisent de chaleur et… plus il faut dépenser d’énergie pour les refroidir. Bientôt un Google Air conditionning ?

Plus sérieusement, le phénomène intéressant, c’est le mouvement convergent des mastodontes du web pour placer leurs installations près des sources électriques (barrage hydroélectriques, centrales nucléaires). Ce phénomène touchant d’ailleurs de la même manière les économies du Nord et du Sud. On comprend un peu mieux l’investissement de Google.org dans l’énergie solaire. Sa motivation ne se résume pas à un simple intérêt philanthropique ou une fibre écologique. Il y a un véritable enjeu stratégique.

L’actualité est parlante. L’informatique, au cœur de la nouvelle économie, se doit d’être au cœur des stratégies de développement durable. Si ce secteur high tech a pu créer de nombreux nouveaux emplois, de nouvelles fonctions et de nouveaux modes de production… il pourrait, par ricochet, stimuler de nouveaux services : l’optimisation énergétique des parcs informatiques au sein des entreprises est un marché d’avenir !

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