06 octobre 2008

Google à la pointe de l'innovation environnementale

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On se souvient des premiers investissements de Google dans le solaire notamment sur son site californien. Plus récemment (en mai 2008)Google a décidé d'investir 10 millions dans BrightSource Energy, spécialiste de l’énergie solaire et qui rassemble des fonds dans le but de construire une série de centrales d’énergie solaire dans le désert de Mojave en Californie, capables de fournir jusqu’à 900 mégawatts d’électricité. Google investira également dans eSolar pour 130 millions de dollars, start-up californienne à l'origine d'une technologie apparemment révolutionnaire dans le solaire concentré.

Logiquement, Google investissait fin 2007, dans l'éolien, mais là encore, pas n'importe lequel : l'éolien en haute altitude. Une dizaine de millions de dollars pour soutenir la société Makani Power.  

Convaincu que l'électricité renouvelable sera moins chère que celle issue du charbon, Google pousse toujours plus loin dans l'innovation et se  lance cet été dans la géothermie profonde en investissant 10 millions de dollars dans la recherche. Objectif : abaisser les coûts liés à la géothermie profonde et mieux cartographier les gisements géothermiques aux États-Unis.

Ce n'est pas fini. L'entreprise californienne se veut également à la pointe du Green IT et dépose très récemment plusieurs brevets concernant un centre informatique flottant (!) pour héberger ses machines sur un bateau. Des datacenters écologiques de 40 MW utilisant l'eau de la mer comme eau de refroidissement. Une opération qui pourrait être en partie défiscalisée au passage...

Les consommations d'énergie sont un véritable enjeux pour Google qui gère un peu plus de 800 000 serveurs de part le monde ou l'équivalent en énergie de 2 centrales nucléaires (environ 2 TWh chaque année). La société espère produire 1GW d'électricité renouvelable d'ici quelques années. Le géant de l'internet y croit et propose ni plus ni moins à l'Amérique, en période de campagne électorale, un programme pour s'affranchir du pétrole : Clean Energy 2030.

27 février 2008

Les 10 indicateurs clés de l'environnement en France

L'IFEN (Institut français de l’environnement) vient de publier les 10 indicateurs clés de l'environnement pour décrire la situation de l'environnement en France face aux principaux enjeux : la qualité de l'air et des eaux, l'évolution de la biodiversité, les émissions de gaz à effet de serre, la production de déchets ou encore les dépenses de protection de l'environnement.

En principales conclusions, il est intéressant de noter que :

  • La consommation des ménages dans la protection de l’environnement augmente plus vite que le PIB
  • La qualité de l’eau tend à se dégrader globalement selon l’agence de l’eau
  • La France est en ligne avec ses objectifs de recyclage des déchets
  • La France est en ligne avec ses objectifs de stabilisation des gaz à effet de serre
  • Le réchauffement climatique arrive en tête des préoccupations environnementales des français

Il est intéressant de constater que seuls les émissions de gaz à effet de serre, la part d'énergie renouvelable dans la consommation et le taux de recyclage sont liés à des objectifs nationaux; les objectifs sur les énergies renouvelables sont de loin les plus ambitieux en terme de délais principalement.

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Télécharger l'étude les indicateurs clés 2007

10 janvier 2008

Le retour du charbon : une menace pour les ENR

Sur le marché des combustibles (hors transport), certaines ressources fossiles restent très compétitives et freinent encore le développement des énergies renouvelables. C’est le cas du gaz sur les marchés à forte régulation comme la France mais pour combien de temps ? Avec la libéralisation du secteur en Europe et l’envolée du brent, le prix du gaz est promis à la même augmentation dans les prochaines années.

En revanche, le charbon particulièrement bon marché sonne son grand retour faisant barrage à l’ascension des biocombustibles. Au point que des technologies se développent pour convertir le charbon à un usage transport à travers un procédé de liquéfaction. Ce procédé permettrait même la production de carburant à 45$ le baril équivalent pétrole.

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Développement du marché mondial du charbon Source : Ritschel/Schiffer 2005

Comment contrer ce phénomène ?

Seuls mécanismes d’allocation de quotas d’émission de CO2 permettraient de dissuader les principales industries émettrices (production d'électricité, sidérurgie, raffinage, ciment, etc.) de conserver voire d’opter pour le charbon. Encore faut-il que le coût de la pénalité sur les émissions de CO2 pour les entreprises soumises à quotas soit suffisamment élevé pour justifier le passage à des énergies de substitution. En 2007, le prix de cette pénalité était de 40€ / t de CO2. Ce tarif ne renchérissait pas suffisamment les ressources fossiles au profit du renouvelable. Mais sur la période 2008-2012, cette pénalité passe à 100€ / t de CO2, ce qui laisse entrevoir des perspectives intéressantes pour les énergies biomasse.

08 janvier 2008

Les investissements verts plus vigoureux que jamais

Une récente étude indique que le cap de 100 milliards de dollars d’investissements dans les énergies renouvelables a été franchi en 2007. 3 phénomènes expliquent en grande partie cet engouement :

  • L’augmentation du prix des énergies fossiles avec un baril de pétrole qui franchissait jeudi la barre des 100 $
  • Les politiques nationales de soutien aux énergies renouvelables qui leur permettent d’être compétitives
  • Une prise de conscience générale qui incite tous les industriels et autres investisseurs à s’intéresser à la question de l’environnement
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Espérons que cette tendance sera suffisamment solide en 2008 pour surmonter la morosité des marchés financiers consécutive à la crise des subprimes.

09 mars 2007

Quel avenir pour les énergies renouvelables ?

Aujourd’hui, la majorité scénarios prospectifs (même modérés) annoncent une croissance progressive des énergies vertes. Elles pourraient atteindre entre 15% et 20% des énergies produites d’ici 2050. Les experts sont en revanche plus sceptiques sur la capacité des énergies solaires ou éoliennes à dépasser cette part de marché sur le long terme compte tenu de leur productivité insuffisante par rapport à la croissance des besoins.

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Documents WEC/IIASA et Stockholm Environment Institute adaptés par l'auteur

Ce qui n’empêche pas le leader de l’énergie et du nucléaire Areva de s’intéresser de très près à ces énergies propres en proposant notamment de racheter le fabricant d'éoliennes danois Bonus en 2003. L’Etat, propriétaire à 95%, a mis son veto jugeant le montant de transaction trop chère. Valorisé à l'époque 350 millions d'euros, Bonus vaut aujourd'hui un milliard d'euros. Libération relate aujourd’hui la 2ème tentative du groupe de développer ses activités vers les énergies propres : « Actionnaire à hauteur de 29,9 %, Areva décide en janvier 2007 de lancer une OPA amicale sur le reste du capital de REpower (450 personnes). » Mais là encore, suite à un renchérissement du groupe indien Suzlon, Bercy reste encore mitigé sur sa décision invoquant le risque d’une bulle verte.

A lire également l'interview «Dans cinq ans, la bulle verte sera explosive»