18 janvier 2008

La taxe carbone ne figurera pas dans le paquet législatif « énergie et climat »

La Commission européenne doit proposer, le 23 janvier prochain, une série de mesures législatives sur la lutte contre le changement climatique. Elle a annoncé que la taxe carbone, proposition qui a émergé à l'issue du Grenelle de l'environnement, n’en ferait pas partie. (en savoir plus sur Euractiv).

Vous trouverez dans la suite de ce billet la lettre de Nicolas Sarkozy à José Manuel Barroso, président de la Commission Européenne à ce sujet :

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11 janvier 2008

Un marché pour dépolluer ?

Voici une vidéo d'explication particulièrement bien réalisée sur le théme du marché du CO2.

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09:05 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : CO2, quota, émissions, MDP, MOC, Kyoto, marché

10 janvier 2008

Le retour du charbon : une menace pour les ENR

Sur le marché des combustibles (hors transport), certaines ressources fossiles restent très compétitives et freinent encore le développement des énergies renouvelables. C’est le cas du gaz sur les marchés à forte régulation comme la France mais pour combien de temps ? Avec la libéralisation du secteur en Europe et l’envolée du brent, le prix du gaz est promis à la même augmentation dans les prochaines années.

En revanche, le charbon particulièrement bon marché sonne son grand retour faisant barrage à l’ascension des biocombustibles. Au point que des technologies se développent pour convertir le charbon à un usage transport à travers un procédé de liquéfaction. Ce procédé permettrait même la production de carburant à 45$ le baril équivalent pétrole.

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Développement du marché mondial du charbon Source : Ritschel/Schiffer 2005

Comment contrer ce phénomène ?

Seuls mécanismes d’allocation de quotas d’émission de CO2 permettraient de dissuader les principales industries émettrices (production d'électricité, sidérurgie, raffinage, ciment, etc.) de conserver voire d’opter pour le charbon. Encore faut-il que le coût de la pénalité sur les émissions de CO2 pour les entreprises soumises à quotas soit suffisamment élevé pour justifier le passage à des énergies de substitution. En 2007, le prix de cette pénalité était de 40€ / t de CO2. Ce tarif ne renchérissait pas suffisamment les ressources fossiles au profit du renouvelable. Mais sur la période 2008-2012, cette pénalité passe à 100€ / t de CO2, ce qui laisse entrevoir des perspectives intéressantes pour les énergies biomasse.

09 octobre 2007

Neutralité carbone: mode d’emploi

Article écrit et proposé par Diane Simiu.
 
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La neutralité carbone a mauvaise presse en ce moment : l’article de Benjamin Rondeau dans les pages de ce blog (Les dérives de la neutralité carbone), qui faisait écho à un article du LA Times, mettait en garde contre les abus des « vendeurs de neutralité ». Un autre article récemment paru dans le quotidien britannique « the Financial Times », écrit par la journaliste Fiona Harvey, donne d’autres exemples d’individus et d’entreprises ayant investi dans des mécanismes de compensation carbone, sans aucun bénéfice environnemental.

Attention toutefois à ne pas jeter bébé avec l’eau du bain : toutes les approches de la neutralité carbone ne se valent pas, et, sous réserve de respecter certaines règles, une entreprise (ou un individu) résolument décidée à compenser volontairement ses émissions pourra le faire de façon réellement bénéfique pour l’environnement.


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19 septembre 2007

Industrie automobile et environnement : réaction

Le texte ci-dessous est un complément en réaction à l'excellente note "industrie automobile et environnement : je t'aime moi non plus"

8986521d301256ec28f8cd9270aad984.jpgOn évoque dans la note et à juste titre, la production de CO2/km...Mais n'oublions pas la fabrication même de la voiture.
- optimiser l'usage de matériaux (acier notamment) recyclés.
- renforcer la solidité pour rallonger la durée de vie du produit.
- Concevoir des pièces moins chères pour développer l'usage de la "réparation" et du "dépannage".
- Brider les moteurs pour limiter la vitesse. A quoi sert une voiture qui peut rouler à 250 km/h quand la vitesse est limitée à 130 !!!! Or, on sait que la production de CO2/km est liée à la conduite et surtout à la vitesse... Les déclarations du patron de Porshe apparaissent presque hypocrites de ce point de vue là.

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11 septembre 2007

Les dérives de la neutralité carbone

Quand la croissance verte oublie son objectif premier, on en arrive à des situations qui pourraient prêter à rire si l'enjeu n'était pas aussi grave.

Ainsi de la pratique de l'achat de neutralité carbone, proposée par de nombreuses compagnies spécialiées (tels Climat Mundi) ou non (les loueurs de voitures, qui permettent de voyager "carbone-neutre", par exemple). Un article édifiant du LA Times relate les exemples de projets destinés à diminuer les émissions de CO2, qui étaient déjà financés, et pour lesquels la décision de mise en application était déjà prise, et qui ont fait l'objet en surplus de financements provenant de sociétés achetant du carbone pour le revendre aux possesseurs de 4*4 (ou aux producteurs de "Une vérité qui dérange").

On en arrive alors au paradoxe suivant : pour compenser une activité qui augmente les émissions de GES, on finance un puit de CO2 qui de toutes façons était déjà en chantier. Un jeu à la fin duquel les émission de Gaz à effet de serre n'ont donc pas diminué, puisque l'argent du culpabilisé n'a pas servi à augmenter les capacités d'absorption globales du système.

Pire, certains "revendeurs" de CO2 (Native Energy aux USA) s'approprieraient 100% du carbone économisé par des projets qu'ils n'ont financé qu'à hauteur de quelques pourcents. Les méthodes de calcul du CO2 prétendument économisé seraient elles aussi assez largement farfelues : Native Energy surévalue par exemple l'électricité produite par un projet qu'elle finance en Alaska au prétexte que, sans son apport, l'ensemble de la filière d'éoliennes en Alaska aurait été touché....

N'oublions pas que, même si l'on fait abstraction de ces graves dérives (dont d'autres exemples sont données sur Wikipedia), la neutralité carbone ne conduit aucunement à une diminution des émissions de GES, mais au mieux à une stabilisation. Dans le cadre de l'engagement "Facteur 4" pris par la France, cette solution est donc notoirement insuffisante, d'autant qu'elle semble autoriser les institutions qui y ont recours à fermer les yeux sur la réalité des projets financés. Là encore, il semble urgent de normaliser et labelliser au niveau international les actions entreprises.

03 septembre 2007

Quel avenir pour le marché du stockage de CO2 ?

9a18c7a6bcdc21088fe42e5edf520fcb.jpgUn impact positif sur l'environnement

Le rapport du GIEC (Groupe International d'Experts sur le Climat) diffusé en septembre 2005 a examiné le rôle que peut jouer le captage et le stockage du CO2 dans la lutte contre le réchauffement climatique. Ce rapport a montré que ces technologies pourraient abaisser de 30 % ou plus le coût de la lutte contre les changements climatiques. De plus, le stockage du CO2 dans des formations géologiques pourraient représenter 15 à 55 % de la totalité des réductions d'émissions requises (entre 220 et 2 200 milliards de tonnes de CO2 ) d'ici à 2100 pour pouvoir stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre dans l'atmosphère.

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00:30 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Technologies | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : stockage, captage, IFP, Total, BRGM, CO2, extraction

07 juin 2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les solutions (4/4)

Stabiliser les émissions de CO2 ne suffit pas, il faut les réduire

Une unité de CO2 dans l’atmosphère a une durabilité dans l’atmosphère de plusieurs centaines d’années. Une diminution drastique des émissions de CO2 est nécessaire pour permettre de stabiliser la concentration de CO2 et la température moyenne au mieux plusieurs dizaines d’années plus tard.  

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Source : Climate Change 2001, the scientific Basis, GIEC

 

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06 juin 2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les conséquences (3/4)

La montée des eaux est inévitable et impactera 2 à 7 millions de personnes chaque année en 2080

Dans leur premier chapitre le 2 février, les scientifiques du GIEC s'étaient accordés sur une hausse de 18 à 59 cm des mers d'ici 2100, selon l'ampleur du réchauffement. Une hausse du niveau de la mer déjà amorcée et due principalement à la dilatation de l'eau sous l'effet de la chaleur (l'eau chaude occupe un peu plus de volume que l'eau froide) et de la fonte des glaces polaires (Groenland et Antartique), des glaciers.

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Source : CNRS / CNED, 1997

 

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05 juin 2007

Les chiffres clés du réchauffement climatique : Les causes (2/4)

Les combustions d’énergies fossiles sont les principaux responsables des émissions de CO2

Ces énergies fossiles, en plus de réchauffer l’atmosphère en échange de l’énergie qu’elles produisent, ne sont pas renouvelables. Ainsi le pétrole connaîtra un jour ou l’autre une pénurie ; en effet, les réserves ont cessé d’augmenter depuis 1990 au moins (+0,1%) alors que la consommation, elle, continue de croître inexorablement (+30%) (source : DGEMP, Ministère de l'Economie et des finances, 2004)

Répartition des émissions de CO2 mondiales en 2000
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Source : AIE, 2000 (manicore)

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