30 août 2007

Une stratégie nationale de développement durable

Alors que le Grenelle de l'Environnement va bientôt se tenir à Paris, il semble utile de rappeler que l'Etat n'a pas attendu le pacte écologique de Nicolas Hulot pour lancer des actions dans le domaine. La réflexion ne part pas de zéro. Une feuille de route existe déjà.

Sous l'impulsion de l'Europe, l'Etat Français s'est en effet doté dès 2003 d'une Stratégie nationale de Développement durable. "Son but est de donner au développement durable une dimension majeure au sein de la politique gouvernementale et de l'intégrer dans l'ensemble des politiques publiques." (Wikipedia.org)

2a869574144e6f8ff79cc7de8995e759.jpgIl sera essentiel de suivre quelles améliorations ou évolutions de cette stratégie nationale seront décidées à la suite du Grenelle de l'environnement. L'impact sur les réglementations mais surtout les fonds d'orientations devrait être significatifs à l'heure où un consensus semble atteint : Le temps de l'action est venu ! Car, au delà de l'orientation, c'est bien d'un programme d'actions qu'il s'agit de renforcer.

Le constat scientifique a permis la mobilisation de l'opinion publique. Le politique semble enfin en prendre la mesure. Il n'est que temps pour le monde des entreprises de s'impliquer et de se mettre à table ! 

29 août 2007

Waterworld : la montée des eaux et son impact économique

d60ca5a241cec7c1158e2e467f6a7fbc.jpgLe réchauffement climatique a au moins une conséquence sur laquelle tout le monde s’entend : la montée du niveau de la mer. Du fait de la fonte des glaces terrestres et de la dilatation de la couche superficielle de l’océan, la mer devrait monter de 20 à 90 cm dans le siècle à venir – avec un statu quo à 50 cm (versus 10 cm au XXe siècle).
Certains pays et corps de métiers commencent à s’en préoccuper vivement. A commencer par les assureurs, qui prévoient d’augmenter le prix de leurs couvertures dans certaines régions, voire n’assurent plus les constructions effectuées sur les côtes les plus à risque.

Mais il est étonnant, alors que certaines îles préparent leur disparition, de voir que la gestion de la montée du niveau de la mer ne semble pas inquiéter les gouvernements outre mesure. Etonnant également de constater que les populations des pays développés continuent à se ruer sur le littoral, à y construire des maisons et des immeubles, voués à une inondation certaine.

A cette date, les mesures prises pour endiguer ce phénomène se limitent à quelques actions ponctuelles mais néanmoins coûteuses. Ponctuelles, car prises dans l’urgence, et ne pouvant être efficaces plus de quelques années (digues, engraissement des plages, surélévation de certains ponts, etc.). Coûteuses, car elles nécessitent des interventions en mer dont l'entretien et le renouvellement doit être régulier. Les technologies employées sont elles mêmes difficiles à maitriser.

Pourquoi se limiter à des actions préventives (ex: promotion des énergies renouvelables) et négliger les actions curatives (ex: renforcement des digues) ? On constate ainsi malheureusement que la montée des eaux ne figure même pas à l'agenda du Grenelle de l’Environnement ?

Nous expliquons cet immobilisme comme suit :

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