10 octobre 2007

Action Carbone, symbole d'une croissance verte

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Qu’elle soit considérée comme un soutien engagé pour le développement durable ou comme une forme d’absolution d’une mauvaise conscience écologique soudainement sollicitée, la neutralité carbone reste le meilleur symbole de la fameuse croissance verte évoquée par François Fillon récemment.  

Le programme Action Carbone de l’association GoodPlanet tente de répondre à cette double problématique :
- Renforcer et multiplier cette forme de soutien à une économie durable grâce une exigence de rigueur, de méthode et de transparence dans la pratique.
- Eviter l’effet de substitution –  je finance les autres donc je ne change rien chez moi – par la réalisation d’audit ou Bilan Carbone censé déboucher sur des recommandations.

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09 octobre 2007

Neutralité carbone: mode d’emploi

Article écrit et proposé par Diane Simiu.
 
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La neutralité carbone a mauvaise presse en ce moment : l’article de Benjamin Rondeau dans les pages de ce blog (Les dérives de la neutralité carbone), qui faisait écho à un article du LA Times, mettait en garde contre les abus des « vendeurs de neutralité ». Un autre article récemment paru dans le quotidien britannique « the Financial Times », écrit par la journaliste Fiona Harvey, donne d’autres exemples d’individus et d’entreprises ayant investi dans des mécanismes de compensation carbone, sans aucun bénéfice environnemental.

Attention toutefois à ne pas jeter bébé avec l’eau du bain : toutes les approches de la neutralité carbone ne se valent pas, et, sous réserve de respecter certaines règles, une entreprise (ou un individu) résolument décidée à compenser volontairement ses émissions pourra le faire de façon réellement bénéfique pour l’environnement.


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11 septembre 2007

Les dérives de la neutralité carbone

Quand la croissance verte oublie son objectif premier, on en arrive à des situations qui pourraient prêter à rire si l'enjeu n'était pas aussi grave.

Ainsi de la pratique de l'achat de neutralité carbone, proposée par de nombreuses compagnies spécialiées (tels Climat Mundi) ou non (les loueurs de voitures, qui permettent de voyager "carbone-neutre", par exemple). Un article édifiant du LA Times relate les exemples de projets destinés à diminuer les émissions de CO2, qui étaient déjà financés, et pour lesquels la décision de mise en application était déjà prise, et qui ont fait l'objet en surplus de financements provenant de sociétés achetant du carbone pour le revendre aux possesseurs de 4*4 (ou aux producteurs de "Une vérité qui dérange").

On en arrive alors au paradoxe suivant : pour compenser une activité qui augmente les émissions de GES, on finance un puit de CO2 qui de toutes façons était déjà en chantier. Un jeu à la fin duquel les émission de Gaz à effet de serre n'ont donc pas diminué, puisque l'argent du culpabilisé n'a pas servi à augmenter les capacités d'absorption globales du système.

Pire, certains "revendeurs" de CO2 (Native Energy aux USA) s'approprieraient 100% du carbone économisé par des projets qu'ils n'ont financé qu'à hauteur de quelques pourcents. Les méthodes de calcul du CO2 prétendument économisé seraient elles aussi assez largement farfelues : Native Energy surévalue par exemple l'électricité produite par un projet qu'elle finance en Alaska au prétexte que, sans son apport, l'ensemble de la filière d'éoliennes en Alaska aurait été touché....

N'oublions pas que, même si l'on fait abstraction de ces graves dérives (dont d'autres exemples sont données sur Wikipedia), la neutralité carbone ne conduit aucunement à une diminution des émissions de GES, mais au mieux à une stabilisation. Dans le cadre de l'engagement "Facteur 4" pris par la France, cette solution est donc notoirement insuffisante, d'autant qu'elle semble autoriser les institutions qui y ont recours à fermer les yeux sur la réalité des projets financés. Là encore, il semble urgent de normaliser et labelliser au niveau international les actions entreprises.