03 avril 2009

Une journée sans achat... pourquoi ?

Avez-vous reçu comme moi un message d’un de vos proches avec ce titre aguicheur « samedi 4 avril : journée sans consommation » ? Si ce n’est pas le cas, ne soyez pas frustrés car ce mail n’est qu’une chaîne classique visant à polluer les boîtes aux lettres des moins avertis sur ce type de nuisance. Ne négligeons pas pour autant la sensibilité des personnes à l’origine de ces messages : ils savent souvent parfaitement saisir dans l’air du temps ce qui pourrait entraîner une adhésion massive et donc amplifier le succès de leur action. C’est donc presque avec plaisir qu’on pouvait légitimement se dire : cette « chaîne » est un signe que  les préoccupations changent dans le bon sens … La réalité est toute autre.  La journée d’action proposée n’est pas destinée à modifier nos comportements de consommation, elle est destinée à … faire baisser les prix ! Le pouvoir d’achat est de retour… Il n’a malheureusement jamais quitté le devant de la scène…

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13:50 Écrit par Olivier Bazin (Webmaster) dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : consommation, manifestation, société, g20 |  del.icio.us |  Facebook |

03 avril 2008

Trop de vert ?

9341e499cf42dfae4d54face2cf021d9.jpgEn parallèle à la semaine du développement durable, lemonde.fr s'intéresse à "l'emballement durable" (selon les termes du journal) : la multiplication récente d'argumentation verte pour décrire des pratiques qui n'ont (trop souvent) pas vraiment évolué. Plus connue sous le nom de greenwashing, cette tendance semble bien réelle, comme le révèle une étude de l'agence d'analyse de tendance Getty Images.

Les exemples sont en effet nombreux, et Croissance Verte s'est parfois fait l'écho de ces communications, ou de leurs excès, de l'industrie automobile aux compagnies pétrolières (expertes historiques en communication verte).

 

Bonne nouvelle quand même : les consommateurs voient de plus en plus clair dans la communication verte, et sont de plus en plus exigeants. La prise de conscience est claire pour les publicitaires, qui devraient communiquer aux annonceurs des règles déontologique. La communication sur les thématiques de responsabilité sociale et environnementale devraient tirer profit de la normalisation des pratiques. 

Comme le rappelle à raison l'Alliance pour la planète sur une page très instructive de son site, il y a du boulot.....

10 mai 2007

Economie de marché et externalité négative

Article envoyé à Croissance Verte par Jean-Noël Boisson:

Dans son livre «Le grand bazar mondial» Laurence Benhamou nous fait vivre le quotidien des acheteurs de la grande distribution toujours à l’affût d’une usine moins chère à l’autre bout du monde et dont les produits finiront par atterrir dans nos grandes surfaces. Au-delà du constat effarant que l’intérêt des consommateurs s’oppose à celui des citoyens, elle nous donne à réfléchir sur le tournant pris ces dernières années (décennies) par les acteurs de la fonction achat/distribution.

On apprend par exemple dans ce livre que la part du coût de transport d’un tee shirt NIKE n’atteint même pas 1% du prix auquel il sera vendu au consommateur final. A partir de cette donnée, comment s’étonner devant la course à la main d’œuvre la moins chère de l'autre côté du globe pratiquée par les acheteurs ?

Stupéfiant d’apprendre également que dans un souci d’économie, Burberry fabrique son fameux flacon de parfum en France et l’envoie en Chine pour être décoré. Il revient ensuite en France pour être rempli et vendu.

Ou encore que le Carré Hermés, symbole du savoir faire Français est tissé en métropole puis expédié à Madagascar pour que soit cousu un ourlet avant de revenir sur les étals de nos magasins de luxe!

Les coûts de transport sont faibles, les externalités négatives engendrées par ces allers retours (ou leur coût environnemental) le sont nettement moins.

21 mars 2007

Les entreprises représentent 75% de la consommation d'électricité nationale

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Au global, la consommation d'électricité en France aura diminué en 2006 de 1% grâce notamment aux efforts consentis par les grandes entreprises pour réduire leur consommation. L'ademe s'alarme en revanche de celle des particuliers qui a augmenté de 2% la même année (source ; news.fr)