14 mars 2008
Stratégie Marketing et Développement Durable
Les lecteurs souhaitant en apprendre plus sur le développement durable et le marketing pourront assister à la conférence organisée par l'EDHEC le mardi 18 mars 2008 avec le thème suivant : Stratégie Marketing et Développement Durable: nécessité, opportunité ou risque?Olivier Classiot, Directeur Associé du Cabinet Des Enjeux et des Hommes réunira dans les salons du Press Club de France (75008) entre autre Emilie Caron-Frappier, Chef de Produit Marketing Environnement chez Renault et Jean-Jacques Fasquel qui abordera la question du greenwashing. (+)
15:40 Ecrit par Olivier Bazin dans Evénements | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : marketing, communication, développement durable, conférence, edhec
09 octobre 2007
Neutralité carbone: mode d’emploi

Attention toutefois à ne pas jeter bébé avec l’eau du bain : toutes les approches de la neutralité carbone ne se valent pas, et, sous réserve de respecter certaines règles, une entreprise (ou un individu) résolument décidée à compenser volontairement ses émissions pourra le faire de façon réellement bénéfique pour l’environnement.
09:30 Ecrit par Matthieu Berthion dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : neutralité carbone, carbone, effet de serre, développement durable, bilan carbone, CO2
11 septembre 2007
Les dérives de la neutralité carbone
Quand la croissance verte oublie son objectif premier, on en arrive à des situations qui pourraient prêter à rire si l'enjeu n'était pas aussi grave.
Ainsi de la pratique de l'achat de neutralité carbone, proposée par de nombreuses compagnies spécialiées (tels Climat Mundi) ou non (les loueurs de voitures, qui permettent de voyager "carbone-neutre", par exemple). Un article édifiant du LA Times relate les exemples de projets destinés à diminuer les émissions de CO2, qui étaient déjà financés, et pour lesquels la décision de mise en application était déjà prise, et qui ont fait l'objet en surplus de financements provenant de sociétés achetant du carbone pour le revendre aux possesseurs de 4*4 (ou aux producteurs de "Une vérité qui dérange").
On en arrive alors au paradoxe suivant : pour compenser une activité qui augmente les émissions de GES, on finance un puit de CO2 qui de toutes façons était déjà en chantier. Un jeu à la fin duquel les émission de Gaz à effet de serre n'ont donc pas diminué, puisque l'argent du culpabilisé n'a pas servi à augmenter les capacités d'absorption globales du système.
Pire, certains "revendeurs" de CO2 (Native Energy aux USA) s'approprieraient 100% du carbone économisé par des projets qu'ils n'ont financé qu'à hauteur de quelques pourcents. Les méthodes de calcul du CO2 prétendument économisé seraient elles aussi assez largement farfelues : Native Energy surévalue par exemple l'électricité produite par un projet qu'elle finance en Alaska au prétexte que, sans son apport, l'ensemble de la filière d'éoliennes en Alaska aurait été touché....
N'oublions pas que, même si l'on fait abstraction de ces graves dérives (dont d'autres exemples sont données sur Wikipedia), la neutralité carbone ne conduit aucunement à une diminution des émissions de GES, mais au mieux à une stabilisation. Dans le cadre de l'engagement "Facteur 4" pris par la France, cette solution est donc notoirement insuffisante, d'autant qu'elle semble autoriser les institutions qui y ont recours à fermer les yeux sur la réalité des projets financés. Là encore, il semble urgent de normaliser et labelliser au niveau international les actions entreprises.
11:15 Ecrit par Benjamin Rondeau dans Investisseurs | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : neutralité carbone, excès, carbone, effet de serre, développement durable, facteur 4, CO2
10 juillet 2007
Mobilisation des entreprises au sommet des Nations-Unies
Un sommet s'est tenu aux Nations Unis les 5 et 6 juillet à Genève (Suisse) sur le leadership et la responsabilité sociale des entreprises. Le Global Compact Leaders Summit 2007 rassemble tous les 3 ans des dirigeants d’entreprises, des membres de gouvernements et des représentants de la société civile partenaires du Pacte Mondial dont l'objectif est d'obtenir le soutien volontaire du secteur privé aux grands objectifs de l'ONU sur les droits de l'homme, les normes du travail, l'environnement et la lutte contre la corruption. "Pour que les entreprises puissent connaître une croissance durable, elles doivent susciter davantage la confiance et renforcer leur légitimité", a insisté le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à l'ouverture du sommet.Les faits marquants
153 sociétés se sont également engagées à accélerer les mesures contre le réchauffement climatique (augmentation de l'efficacité énergétique, réduction des émissions de carbone) et ont lancé un appel aux gouvernenements pour qu'ils définissent dès que possible le cadre du marché du carbone après 2012, date d'expiration du protocole de Kyoto. (en savoir plus)
Un rapport de Goldman Sachs publié à l'occasion (télécharger l'étude) montre que parmi les 6 secteurs étudiés (énergie, extraction, acier, alimentation, boissons et médias), les entreprises qui appliquent une politique socialement responsables créent un véritable avantage concurrentiel et surperforment les marchés boursiers de 25% depuis août 2005.
>> Toutes les interventions filmées sur www.un.org/webcast/globalcompact
14:45 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : nations unis, conférences, entreprises, multinationales, environnement, développement durable
06 juillet 2007
Monoprix s'engage dans la distribution verte
Dans le cadre d'un plan ambitieux, la Mairie de Paris, la SNCF et Monoprix ont annoncé que les magasins parisiens de la chaine de distribution de proximité seraient désormais majoritairement approvisionnés par le train.
La ville de Paris a investi 10 Millions d'euros dans une halle fret à Bercy, dont Monoprix occupera 3700 m2 (sur 10 000). De là, des véhicules au gaz naturel partiront fournir les 60 magasins parisiens. Cette nouvelle stratégie devrait diminuer de 70% les émissions de CO2 par rapport à l'ancien mode de transport (entièrement routier), pour un surcoût sur le tronçon tout de même évalué à 30%. Le tout a reçu le certificat de bonne conduite de l'ADEME.
Si d'autres enseignes (Carrefour, Auchan) ont elles pour le moment choisi de favoriser le transport fluvial parisien, il semble bien que les mentalités des enterprises de la distribution évoluent. L'objectif n'est plus seulement de demander aux clients de supporter seuls le surcoût de la responsabilité écologique (à frands renforts de gondoles bio ou de labels équitables), mais bel et bien de modifier en profondeur le fonctionnement même de ce secteur (pour lequel le coût du transport représente un levier non négligeable).Un article récent de Croissance Verte faisait d'ailleurs le point sur les actions en cours.
12:50 Ecrit par Benjamin Rondeau | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Grande consommation, grande distribution, écologie, développement durable, fret, train, SNCF
28 juin 2007
Le développement durable, c'est "renouveler le contenu de la croissance"
Lors de son son allocution devant les parlementaires la semaine dernière, Nicolas Sarkozy a défini le développement durable comme une "politique de production" qui ne doit pas remettre en cause la croissance dans son sens premier de création de richesse. En revanche, et toujours selon ses termes, elle doit en changer le contenu pour y mettre "la qualité, la modération et le bien-être".
"Il nous faut une nouvelle politique d'aménagement du territoire, une nouvelle politique industrielle. Mais au cœur de ces priorités, je veux placer le développement durable. Le développement durable, cela ne doit pas être seulement une politique de protection et de précaution. Je vais peut-être vous étonner. Le développement durable, cela doit être une politique de production, qui ne soit pas simplement un frein à la croissance quantitative mais qui doit renouveler le contenu de la croissance, qui doit mettre la qualité, la modération et le bien-être au cœur de cette nouvelle croissance et qui va tirer la croissance, qui va même stimuler la croissance."
Et c'est désormais à Jean-Louis Borloo, ancien membre du parti écologique Génération Ecologie, de définir les conditions d'une croissance verte qui doit stimuler toujours l'économie de la France sans mettre en péril les ressources de générations à venir. Le prochain rendez-vous du ministre d'état voulu par son président : le Grenelle de l'environnement qui réunira à la rentrée prochaine les partenaires sociaux, les organisations syndicales et patronales, des associations de la société civile et des collectivités territoriales sur le thème de l'environnement. Ces états généraux devront aboutir à une forme de contrat entre l'État, les collectivités territoriales, les syndicats, les entreprises et les associations, qui engage les responsables. Ces contrats pourraient porter sur une période de cinq ans avec une évaluation annuelle des engagements.
08:30 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Théories | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, développement durable, politique, grenelle
24 juin 2007
L'optimisation énergétique de l'informatique
L'informatique fait encore parler d'elle. Dans un article très instructif, Le Monde.fr rappelle ce que Croissance Verte a souligné avec insistance ces derniers jours : Le développement rapide de l'informatique et de l'Internet en particulier s'accompagne d'une croissance exponentielle de la consommation d'énergie induite.
Ce n'est plus un scoop : le rendement énergétique d'un ordinateur est mauvais.
Extrait : "Notre cher ordinateur fait partie des appareils les plus inefficaces jamais inventés, écrit le spécialiste Timothy Prickett Morgan. Le plus gros de l'électricité qui le nourrit est relâché sous forme de chaleur, de bruit et de lumière." Selon Urs Hölzle, vice-président de Google, "un PC gâche environ la moitié de son énergie, et un serveur en gaspille un tiers".
Et le cercle vicieux est enclenché : plus les ordinateurs ont un mauvais rendement, plus ils produisent de chaleur et... plus il faut dépenser d'énergie pour les refroidir. Bientôt un Google Air conditionning ?
Plus sérieusement, le phénomène intéressant, c'est le mouvement convergent des mastodontes du web pour placer leurs installations près des sources électriques (barrage hydroélectriques, centrales nucléaires). Ce phénomène touchant d'ailleurs de la même manière les économies du Nord et du Sud. On comprend un peu mieux l'investissement de Google.org dans l'énergie solaire. Sa motivation ne se résume pas à un simple intérêt philantropique ou une fibre écologique. Il y a un véritable enjeu stratégique.
L'actualité est parlante. L'informatique, au coeur de la nouvelle économie, se doit d'être au coeur des stratégies de développement durable. Si ce secteur high tech a pu créer de nombreux nouveaux emplois, de nouvelles fonctions et de nouveaux modes de production... il pourrait, par ricochet, stimuler de nouveaux services : l'optimisation énergétique des parcs informatiques au sein des entreprises est un marché d'avenir !
12:18 Ecrit par Olivier Bazin dans Technologies | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : informatique, environnement, énergie, google, high tech, développement durable, entreprises
22 juin 2007
Une vague verte
On attendait une vague bleue à l'assemblée... Elle n'est pas venue avec autant de force qu'on l'attendait. Aujourd'hui, Le Monde évoque une "vogue" verte qui s'emparerait de tous les secteurs de l'économie. Va t elle atteindre la taille critique ?
Bien sûr, il y a peu Croissance Verte soulignait le côté "opportuniste" dans l'apparente adhésion des acteurs de la vie économique aux valeurs du développement durable. Pour autant, il ne faudrait pas que ceux qui profitent d'un effet d'aubaine fassent oublier ceux qui se lancent dans des processus de réflexion et de concertation en vue de modifier nos mode de production, de consommation et de fonctionnement.
12:44 Ecrit par Olivier Bazin dans Management | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, entreprise, développement durable, économie, management, direction développement durable
18 juin 2007
La publicité verte épinglée
Alors qu'Al Gore sera à Cannes la semaine prochaine pour sensibiliser les publicitaires aux enjeux écologiques, le regroupement d'ONG environnementales Alliance pour la Planète dénonce l'abus d'arguments verts dans la pub.
Selon elle, de nombreux produits sont présentés comme n'ayant aucun impact sur l'environnement alors qu'ils ne respectent pas les critères élémentaires de respect de la nature. L'Alliance épingle ainsi sur son site une trentaine de publicités. 4*4 soi-disant "écolos", gaz naturel présenté comme une énergie durable, communication sur des vertus écologiques que le produit ne possède pas : une série d'infractions aux recommandations du BVP sont ainsi mises en avant.
Il semble que pour beaucoup d'entreprises, la croissance verte est d'abord perçue comme une croissance du discours vert, pour mieux vendre. Ou est l'innovation écologique qui nous est promise par tant de grands groupes ? Ceux-là préfèrent en appeler à la culpabilité des consommateurs en appuyant leur discours sur des clichés éculés (la voiture qui rend libre, les nouvelles technologies qui ne polluent pas, etc etc).
08:30 Ecrit par Benjamin Rondeau dans Communication | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : publicité, vert, écologie, développement durable, BVP
15 juin 2007
L'industrie informatique s'engage
Dans la suite de nos peregrinations au sein de l'industrie informatique (ici, là ou encore là), on apprend aujourd'hui (sur le blog officiel de Google) qu'une vingataine d'organisations liées au marché informatique (constructeurs, éditeurs mais aussi laboratoires de recherche ou gros utilisateurs) se sont engagées pour diminuer les consommations d'énergie liées aux équipements informatiques.
Selon le Blog de Google, un ordinateur gaspille la moitié d el'énergie qu'il consomme. Le Climate Savers Computing Initiative vise à populariser des comportements responsables qui peuvent diminuer la consommation des ordinateurs de 80%. L'objectif annoncé est un peu moins ambition : diminuer la consommation de 50% à l'horizon 2010.
A suivre...
08:40 Ecrit par Benjamin Rondeau dans Technologies | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : informatique, pollution, développement durable, économie d'énergie, google












