17 mai 2007

Les règles de l'e-commerce sont-elles contraires aux principes de développement durable ?

Article envoyé à Croissance Verte par Jean-Noël Boisson 

On entend parfois que le nouveau canal de distribution qu’est l’e-commerce provoque la consommation de plus d’emballage, qu’en élargissant notre sourcing nous contribuons à l’accroissement du volume de transport, en résumé que l’e-commerce ne participe pas d’une logique de développement durable.

Le monde de l’e-commerce est peut être plus vert  qu'il n'y parait

  • Les moyens de transport avals de l’e-commerce sont optimisés pour des raisons économiques (messagerie du type La Poste). Cette logistique du transport induit une véritable rationalisation de nos comportements. Là où nous faisions auparavant des dizaines de km pour nous rendre chez IKEA ou chez Boulanger pour comparer et acheter quelques articles et où nous revenions avec un chargement assez peu optimisé, nous nous contentons désormais de quelques clics sur internet.
     
  • Les points de vente disparaissent au profit de centres de stockage/distribution et permettent de substantielles économies d’énergie (besoin moindre en climatisation et éclairage par exemple), coût écologique de construction diminuée….
  • L’apparente diversification de nos sources d’approvisionnement ne doit pas cacher que nous achetons très souvent via l’e-commerce des objets que nous pourrions trouver dans le commerce traditionnel. L’e-commerce peut être perçu plutôt comme un intermédiaire entre des producteurs traditionnels et des acheteurs qui en rationalisant les transports et les coûts de stockage est peut être plus vert qu’il n’y parait.

Pour terminer, une page d’accueil assez désuète mais néanmoins séduisante , Netecolo (anciennement Googecolo) qui allie le moteur de recherche google et affiche chaque jour un conseil pour la planète. Une page d’accueil tourné vers le présent, … et l’avenir.