12 février 2008

La Terre à bout de souffle

f8bbd16d824bef1f9ecb011618065aff.jpgIl n'est jamais trop tard pour diffuser de l'information. Il semblait en effet intéressant d'attirer votre attention sur la programmation télévisuelle de ce soir. La chaîne Arte organise une soirée Théma sur l'état de santé de notre planète. Organisée autour de trois documentaires et d'un débat, la soirée devrait permettre de se faire une idée plus concrète et plus précise des effets du réchauffement climatique. Vous trouverez sur le site de la chaîne des informations complémentaires très prédagogiques sur l'effet de serre. Vous y lirez surtout un article très engagé d'Alexis Fricker sur les conséquences économiques de ce phénomène et sur la nécessité d'une "mobilisation générale pour stopper la dérive". Si les images et les idées présentées ce soir sont aussi frappantes que les éléments décrits dans cet article, alors, il n'y a pas à hésiter sur la planification de votre soirée... A noter que les documentaires seront disponibles pendant 7 jours après la diffusion de ce soir. Bonne soirée ! 

18:00 Écrit par Olivier Bazin (Webmaster) dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : effet de serre, climat, économie, arte, télé |  del.icio.us |  Facebook |

09 octobre 2007

Neutralité carbone: mode d’emploi

Article écrit et proposé par Diane Simiu.
 
84b266f4d259df094bfcc4301a9ccbfe.jpg
La neutralité carbone a mauvaise presse en ce moment : l’article de Benjamin Rondeau dans les pages de ce blog (Les dérives de la neutralité carbone), qui faisait écho à un article du LA Times, mettait en garde contre les abus des « vendeurs de neutralité ». Un autre article récemment paru dans le quotidien britannique « the Financial Times », écrit par la journaliste Fiona Harvey, donne d’autres exemples d’individus et d’entreprises ayant investi dans des mécanismes de compensation carbone, sans aucun bénéfice environnemental.

Attention toutefois à ne pas jeter bébé avec l’eau du bain : toutes les approches de la neutralité carbone ne se valent pas, et, sous réserve de respecter certaines règles, une entreprise (ou un individu) résolument décidée à compenser volontairement ses émissions pourra le faire de façon réellement bénéfique pour l’environnement.


Lire la suite

11 septembre 2007

Les dérives de la neutralité carbone

Quand la croissance verte oublie son objectif premier, on en arrive à des situations qui pourraient prêter à rire si l'enjeu n'était pas aussi grave.

Ainsi de la pratique de l'achat de neutralité carbone, proposée par de nombreuses compagnies spécialiées (tels Climat Mundi) ou non (les loueurs de voitures, qui permettent de voyager "carbone-neutre", par exemple). Un article édifiant du LA Times relate les exemples de projets destinés à diminuer les émissions de CO2, qui étaient déjà financés, et pour lesquels la décision de mise en application était déjà prise, et qui ont fait l'objet en surplus de financements provenant de sociétés achetant du carbone pour le revendre aux possesseurs de 4*4 (ou aux producteurs de "Une vérité qui dérange").

On en arrive alors au paradoxe suivant : pour compenser une activité qui augmente les émissions de GES, on finance un puit de CO2 qui de toutes façons était déjà en chantier. Un jeu à la fin duquel les émission de Gaz à effet de serre n'ont donc pas diminué, puisque l'argent du culpabilisé n'a pas servi à augmenter les capacités d'absorption globales du système.

Pire, certains "revendeurs" de CO2 (Native Energy aux USA) s'approprieraient 100% du carbone économisé par des projets qu'ils n'ont financé qu'à hauteur de quelques pourcents. Les méthodes de calcul du CO2 prétendument économisé seraient elles aussi assez largement farfelues : Native Energy surévalue par exemple l'électricité produite par un projet qu'elle finance en Alaska au prétexte que, sans son apport, l'ensemble de la filière d'éoliennes en Alaska aurait été touché....

N'oublions pas que, même si l'on fait abstraction de ces graves dérives (dont d'autres exemples sont données sur Wikipedia), la neutralité carbone ne conduit aucunement à une diminution des émissions de GES, mais au mieux à une stabilisation. Dans le cadre de l'engagement "Facteur 4" pris par la France, cette solution est donc notoirement insuffisante, d'autant qu'elle semble autoriser les institutions qui y ont recours à fermer les yeux sur la réalité des projets financés. Là encore, il semble urgent de normaliser et labelliser au niveau international les actions entreprises.

10 janvier 2007

Moins de CO2 pour l'UE...

La Commission européenne présente aujourd'hui son plan d'action pour réduire de 60 à 80 % les émissions de gaz d'ici à 2050. (Libération, le 10 janvier 2006)

 

L'ambition de la Commission européenne se veut énorme ­ garantir l'avenir énergétique de l'Union tout en contribuant à relever le défi climatique ­ et va de pair avec la revendication d'un rôle majeur de la commission pour l'énergie. Elle souligne surtout les contradictions dans lesquelles s'engluent la Commission comme les Etats. Libéralisme contre intervention de la puissance publique. Fédéralisme et souveraineté des Etats. Court terme énergivore et long terme sobre. Quête de la croissance et vision édénique d'une Europe low carbon energy .

Lire l'article