10 juillet 2007

Mobilisation des entreprises au sommet des Nations-Unies

a617e47fe794c14b480c464f15b811a1.gifUn sommet s'est tenu aux Nations Unis les 5 et 6 juillet à Genève (Suisse) sur le leadership et la responsabilité sociale des entreprises. Le Global Compact Leaders Summit 2007 rassemble tous les 3 ans des dirigeants d’entreprises, des membres de gouvernements et des représentants de la société civile  partenaires du Pacte Mondial dont l'objectif est d'obtenir le soutien volontaire du secteur privé aux grands objectifs de l'ONU sur les droits de l'homme, les normes du travail, l'environnement et la lutte contre la corruption. "Pour que les entreprises puissent connaître une croissance durable, elles doivent susciter davantage la confiance et renforcer leur légitimité", a insisté le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon à l'ouverture du sommet.

Les faits marquants

Les CEOs de 6 grandes multinationales – The Coca-Cola Company, Levi Strauss & Co., Läckeby Water Group, Nestlé S.A., SABMiller, and Suez –  ont lancé officiellement le CEO Water Mandate (télécharger le pdf) dont l'objectif est de mobililiser le maximum d'entreprises dans toutes les régions du monde autour de la crise de l'eau. Ces dirigeants proposent un cadre stratégique et des outils pour la gestion de l'eau afin d'aider les entreprises dans cette démarche.
Ce cadre aurait bien entendu valeur d'engagements pour les sociétés membres.


153 sociétés se sont également engagées à accélerer les mesures contre le réchauffement climatique (augmentation de l'efficacité énergétique, réduction des émissions de carbone) et ont lancé un appel aux gouvernenements pour qu'ils définissent dès que possible le cadre du marché du carbone après 2012, date d'expiration du protocole de Kyoto. (en savoir plus)


Un rapport de Goldman Sachs publié à l'occasion (télécharger l'étude) montre que parmi les 6 secteurs étudiés (énergie, extraction, acier, alimentation, boissons et médias), les entreprises qui appliquent une politique socialement responsables créent un véritable avantage concurrentiel et surperforment les marchés boursiers de 25% depuis août 2005.

>> Toutes les interventions filmées sur www.un.org/webcast/globalcompact

27 juin 2007

L'atlas des technologies environnementales

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L’agence européenne pour l’environnement (EEA) a développé un nouvel outil en ligne qui référence sur une carte de l'Europe les différents centres de connaissance, les principales installations environnementales ainsi qu’un grand nombre d’entreprises actives dans les domaines de l’efficacité énergétique,  la gestion des déchets, de l’eau, des nanotechnologies,etc.. Cet atlas des technologies environnementales a pour objectif d'aider les entreprises privées  et les organismes publics à trouver des nouvelles sources de technologie environnementale à travers le continent européen.

Vu sur info-durable.be

24 juin 2007

L'optimisation énergétique de l'informatique

medium_ventilateur_vert.jpgL'informatique fait encore parler d'elle. Dans un article très instructif, Le Monde.fr rappelle ce que Croissance Verte a souligné avec insistance ces derniers jours : Le développement rapide de l'informatique et de l'Internet en particulier s'accompagne d'une croissance exponentielle de la consommation d'énergie induite.

Ce n'est plus un scoop : le rendement énergétique d'un ordinateur est mauvais.

Extrait : "Notre cher ordinateur fait partie des appareils les plus inefficaces jamais inventés, écrit le spécialiste Timothy Prickett Morgan. Le plus gros de l'électricité qui le nourrit est relâché sous forme de chaleur, de bruit et de lumière." Selon Urs Hölzle, vice-président de Google, "un PC gâche environ la moitié de son énergie, et un serveur en gaspille un tiers".

Et le cercle vicieux est enclenché : plus les ordinateurs ont un mauvais rendement, plus ils produisent de chaleur et... plus il faut dépenser d'énergie pour les refroidir. Bientôt un Google Air conditionning ?

Plus sérieusement, le phénomène intéressant, c'est le mouvement convergent des mastodontes du web pour placer leurs installations près des sources électriques (barrage hydroélectriques, centrales nucléaires). Ce phénomène touchant d'ailleurs de la même manière les économies du Nord et du Sud. On comprend un peu mieux l'investissement de Google.org dans l'énergie solaire. Sa motivation ne se résume pas à un simple intérêt philantropique ou une fibre écologique. Il y a un véritable enjeu stratégique.

L'actualité est parlante. L'informatique, au coeur de la nouvelle économie, se doit d'être au coeur des stratégies de développement durable. Si ce secteur high tech a pu créer de nombreux nouveaux emplois, de nouvelles fonctions et de nouveaux modes de production... il pourrait, par ricochet, stimuler de nouveaux services : l'optimisation énergétique des parcs informatiques au sein des entreprises est un marché d'avenir !



02 mai 2007

L'environnement permet aussi de réduire les coûts

Nous l'avons vu lors d'un précédent billet, saupoudrer d'une dose d'environnement ses produits permettraient de les vendre plus cher. Alors que ce premium prix semble s'effriter d'après le dernier rapport du CREDOC. S'intéresser à l'environnement permet aux entreprises de réduire leurs coûts. C'est en tout cas ce que montre depuis plus de dix ans ce cas d'école au Danemark : le parc industriel de Kalundborg. Cette "ZI" est l'une des plus importantes du Danemark et abrite des industries polluantes et grosses consommatrices d'énergie (raffinerie, chimie, etc.). Ce qui est remarquable dans cette zone c'est que son impact environnemental est beaucoup plus faible que les standards habituels pour ce types d'industries grâce à une coopération "symbiotique" entre les différentes sociétés implantées. Le principe : coopérer pour les apports en énergie, l'utilisation de l'eau et la gestion des déchets... pour faire des économies. Par exemple : une usine rejette des déchets qui peuvent être réutilisés par les autres entreprises et la collectivité. Une autre a besoin d'eau chaude alors qu'une autre rejette dans l'athmosphère de la vapeur: un peu de technologie et beaucoup de bon sens vont permettre à l'une de réutiliser les rejets de l'autre.

"Ce sont désormais 23 projets (10 sur la gestion partagée de l’eau, 7 sur l’energie et 6 sur les déchets) qui permettent une réduction globale de l’impact environnemental du site de Kalundborg. Par exemple, la consommation d’eau des 9 sites a chuté de 25% en 10 ans."

La principale motivation des entreprises participantes, au-delà d'établir de bonnes relations avec leurs voisins, est économique. L'environnement est ici un levier de réduction de coûts ! Développer la sensibilité environnementales des entreprises (et des consommateurs) ne suffira pas pour les convraincre sans espérance de gains économiques conséquents. Le livre "80 Hommes pour changer le monde : Entreprendre pour la planète" est truffé d'initiatives de ce genre où les entreprises ont pu combiner environnement et profits.

Source : http://www.80hommes.com/80portraits/fiche16.htm

20:30 Ecrit par Olivier Bazin dans Management | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, entreprises

21 mars 2007

Les entreprises représentent 75% de la consommation d'électricité nationale

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Au global, la consommation d'électricité en France aura diminué en 2006 de 1% grâce notamment aux efforts consentis par les grandes entreprises pour réduire leur consommation. L'ademe s'alarme en revanche de celle des particuliers qui a augmenté de 2% la même année (source ; news.fr)

01 mars 2007

Devenir un leader responsable grâce au développement durable

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NéoEco est un jeu de société sur le thème de l'entreprise et du développement durable qui a pour objectif de sensibiliser aux nouveaux enjeux de l'entreprise. Chaque joueur est un chef d'entreprise et doit devenir le plus performant en faisant les bons choix stratégiques. Il investit pour cela dans l'énergie renouvelable, la gestion des déchets, la lutte contre la discrimination, etc

Télécharger le communiqué de presse

Une initiative intéressante vue sur Quotidien Durable

06 février 2007

Les chefs d'entreprises signent le pacte écologique

"Après avoir rallié les candidats à l'élection présidentielle, Nicolas Hulot va-t-il aussi réussir à mobiliser les entreprises autour de son "pacte écologique" ? Plusieurs personnalités du monde des affaires ont déjà répondu à l'appel, avec plus ou moins de volontarisme." (source : lemonde.fr)

Certains représentants d'associations patronales ou d'entreprises ont pris la responsabilité de signer le pacte de Nicolas Hulot au nom des dirigeants qu'ils représentent. C'est le cas notamment de Thomas Chaudron, le président du Centre des jeunes dirigeants d'entreprise, et Geoffroy Roux de Bézieux, qui préside Croissance Plus. Le Medef en revanche fait preuve de plus de prudence.

Schneider Electric a également signé le pacte plaçant la problématique d'économie d'énergie au coeur de sa stratégie de vente d'équipements et des solutions d'installations électriques (marché en progression de 15 à 20% par an).

Pas de problème non plus pour Dexia qui participe déjà à des programmes de développement durable à travers le financement de projets verts.

Ces entreprises cherchent avant tout à donner l'exemple et inciter tous les chefs d'entreprises à rallier la cause écologique.

28 janvier 2007

Les risques environnementaux vus par les entreprises...

 

Les risques environnementaux vus par les entreprisesL'association "Entreprises pour l'Environnement" publiait l'année dernier un intéressant livre blanc sur les risques environnementaux vus par les entreprises, leurs banquiers et leurs assureurs, avec un point notamment sur les méthodologies apportés par chacun dans l'évaluation du risque.

Comment repérer les risques environnementaux ?
Comment les réduire ou les éliminer ?
Comment les couvrir financièrement ?
Comment en retirer des opportunités de développement ?

A télécharger ici

11 janvier 2007

Homo Ecologicus

Très clairement, l'Ecologie est, dans les pays dits développés, le nouveau thème à la mode. C'est presque être hors du coup que de ne pas avoir d'opinion sur le sujet. Il est vrai que, des hypothèses les plus alarmistes – voire fantaisistes - aux études les plus strictes, il est quelques vérités qu’on ne peut ignorer. Parmi elles, l’élévation du taux de CO2 dans l’atmosphère d’origine humaine, et le rôle joué par l’entreprise, notamment l’agriculture,  l’industrie du transport et de l’énergie.
Dans le souci probablement plus de montrer son intérêt pour le sujet que de prendre des mesures réellement significatives, l’Etat français a multiplié les taxes incitatives ou contraignantes auprès des entreprises. Aujourd’hui, il existe plus de 40 taxes liées de près ou de loin à l’environnement (Enjeux Les Echos – Janvier 2007). Au point que les industriels s’inquiètent, et à raison, pour deux constats mis en avant dans l’International Herald Tribune du 8 janvier :
- les taxes infligées aux entreprises les rendent moins compétitives sur le plan international
- si la fiscalité devient trop contraignante, certaines entreprises finiront par déplacer partie ou totalité de leurs usines dans des pays moins regardant sur l’écologie, ce qui est une double perte, et économique, et écologique (et aussi sociale!).

C’est là une des limites des décisions prises en matière d’écologie, surtout si elles se limitent à des bâtons ou carottes fiscales : si elles ne sont pas globales, internationales, elles sont aisément contournables, et pas forcement pour le pire (sauver des emplois, rester compétitif). La non ratification du protocole de Kyoto par les US, et la sourde oreille de la Chine sur le sujet n’en sont que les illustrations les plus visibles.

Quid de l’Europe ? de la France ? Dans un tel contexte, il me semble que plusieurs axes de réflexions sont à creuser, et c’est un des objectifs de ce blog :
- L’Europe doit maintenir son leadership en termes de « Environmental Concern ». L’environnement doit être inclus dans les politiques économiques du monde, et il est insensé, avec les chiffres que nous avons aujourd’hui, de le traiter comme un variable secondaire. A nous de montrer la voie, de titiller les autres pays, de montrer que « c’est possible ».
- L’environnement est aussi générateur d’emploi : les nouvelles énergies, les audits environnementaux, le recyclage sont des secteurs qui doivent profiter de cette évolution. Certains métiers sont certainement à inventer.
- Enfin, il me semble que les entreprises prendront des décisions pro-environnementales beaucoup plus facilement si elles y sont incitées par la carotte plus que le bâton. Il appartient aux différent gouvernements, à l’Europe, de mettre en place des politiques incitatives par l’attribution d’accréditations, de prix, de récompenses aux entreprises les plus « verte-ueuses ». Introduire des clauses environnementales dans les appels d’offre permettrait par exemple aux patrons les plus soucieux de gagner des marchés qu’ils n’auraient pas forcément acquis sinon…
Ce ne sont là que quelques idées, qui demandent bien sûr à être complétées et étoffées… c’est le travail de l’Homo Ecologicus !

10 janvier 2007

La libre entreprise, la croissance et le profit détruisent-ils la nature ?

Cet article (1992) de libre.org résume plutôt bien le credo de Croissance Verte contre le fatalisme ambiant (toujours d'actualité) qui oppose en permance les intérêts économiques des entreprises à la préservation de l'environnement. Cette théorie reste néanmoins à nuancer sur certains aspects.

12:25 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Théories | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : environnement, entreprises, économie, croissance

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