28 octobre 2008

Foncière Terre de Liens

Une bonne nouvelle en ce moment : voici la finance au service d’une initiative très verte J

 

Nous savons qu’une bonne part des produits alimentaires bios dans les rayons de Biocoop ou de la grande distribution sont importés - ce qui va à l’encontre d’une supply chain courte et éco-efficiente, pour produire et consommer local, blabla...

Eh bien certains ont peut-être le début de la solution pour dynamiser l’amont de la filière bio en France : cela passe par une forme juridique originale, et des logiques financières hors norme.

 

Labellisée Finansol, la Foncière Terre de Liens vient de lancer un Appel  Public à l’Epargne.

 

TdL se décrit comme le premier outil financier d’investissement solidaire appliqué à la gestion du foncier et du bâti rural. Elle permet de lever l’obstacle du prix du foncier pour installer des paysans et des acteurs qui portent des projets respectueux de l’environnement.

TdL propose des actions qui ne vous rapporteront rien - mais qui ne chuteront sans doute pas non plus : vous pouvez encore y souscrire pendant les quelques mois qui viennent (1). Pour les amoureux de la finance pure et dure, vous avez ici le prospectus complet.

  

TdL est une société en commandite par actions. Via la Sarl TdL (associé commandité, gérant de la foncière), elle est liée à l’association nationale TdL et à la NEF, véhicule de finance coopérative alternative bien connu.

TdL souhaite permettre à des agriculteurs bio n’ayant pas de fonds suffisant pour l’achat d’une exploitation de lancer de leur activité. En achetant terres et bâtiments, TdL les loue ensuite à l’exploitant sous forme de baux environnementaux.

En limitant la liquidité des actions - non cotées sur les marchés - et en ne promettant aucun dividende sur les actions, TdL souhaite limiter la spéculation sur la valeur des terres agricoles.

Les investissements de TdL sont étudiés par un comité d’engagement multi-compétences. Le programme d’investissement pour 2008-2009 est déjà assez fourni : TdL cherche donc des petits porteurs aux quatre coins de France.

 

On est là devant un modèle qui va à l’encontre du fonctionnement des marchés, et qui demande des investisseurs d’un nouveau genre.

La motivation par l’espérance de gain (maladie courante des actionnaires de foncières) est remplacé par l’idée d’un changement de modèle pour l’agriculture et l’alimentation. Il ne s’agira pas de croissance verte au premier sens (un verdissement qui améliore la performance financière aujourd’hui et demain), mais plutôt d’un moyen de croissance du marché du bio.

 

Sans remettre en cause le sérieux et l’intérêt de la méthode TdL, voici quelques interrogations :

§         les exploitants agricoles bio, locataires non-expulsables, à petit revenu, soumis aux risques énergie et matières premières, aux caprices du climat, des insectes et des champignons, aux pollutions d’exploitations voisines, pourront-ils à se créer un coussin financier pour leurs familles pour traverser les périodes de vaches maigres ?

§         En dépit du renforcement de modèles de type « louer est plus intelligent qu’acheter », est-on très à l’aise avec l’idée de louer leur terre à des paysans ? Autrement dit, qui sont les propriétaires terriens du futur, qui pourront s’alimenter en bio…

§         La Foncière aura-t-elle les moyens de financer les rénovations du bâti, de s’adapter à toute nouvelle réglementation agricole, thermique, fiscale, et de faire son trou parmi les géants de la spéculation immobilière et les puissants lobbies agro-alimentaires (2) ?

§         Côté consommateurs frileux aux poches un peu vides, le marché du bio va-t-il pouvoir grossir en ces temps pourris ?

§         Sans retour financier à espérer, il y a toujours prise de risque par l’investisseur (c’était bien l’idée des actions au départ…). Quel pari fait-on vraiment ? Celui que les modes de production et de consommation pourront radicalement changer dans les années à venir ?

§         Finalement, y a-t-il beaucoup de volontaires pour gagner peu, presque rien ou rien du tout ?

 

Ne plus céder à l’appât du gain - ne plus gagner d’argent : un prix à payer pour préserver la nature et notre santé physique (et mentale), et ne plus être victime des sirènes de la finance.

19:10 Ecrit par Hélène Le Teno dans Investisseurs | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : finance, foncière, bio, rentabilité

08 janvier 2008

Les investissements verts plus vigoureux que jamais

Une récente étude indique que le cap de 100 milliards de dollars d’investissements dans les énergies renouvelables a été franchi en 2007. 3 phénomènes expliquent en grande partie cet engouement :

  • L’augmentation du prix des énergies fossiles avec un baril de pétrole qui franchissait jeudi la barre des 100 $
  • Les politiques nationales de soutien aux énergies renouvelables qui leur permettent d’être compétitives
  • Une prise de conscience générale qui incite tous les industriels et autres investisseurs à s’intéresser à la question de l’environnement
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Espérons que cette tendance sera suffisamment solide en 2008 pour surmonter la morosité des marchés financiers consécutive à la crise des subprimes.

09 février 2007

L'investissement socialement responsable en France a presque triplé en 2 ans

"L'investissement socialement responsable (ISR) se développe doucement mais sûrement. En 2006, les encours des fonds de gestion dédiés respectant les critères environnement, sociaux aux et de gouvernance (ESG) ont atteint 12,6 milliards d'euros en France. Les volumes ont ainsi augmenté de 26% par rapport à 2005, selon Novethic, le centre de recherche sur l'ISR de la Caisse des Dépôts. L'ISR représente aujourd'hui 0,5% de la gestion collective en France."

Source : Latribune.fr et un peu plus de détails également sur Yahoo Finance (mercredi 7 février)

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Cliquer ici pour télécharger le bilan 2006 (Indicateur Novethic)

*Investissement Socialement Responsable (ISR) : connu en anglais sous le nom Socially Responsible Investment (SRI), il consiste à gérer des fonds en intégrant des critères extra-financiers à l'analyse financière classique. Pour cela les gestionnaires de fonds utilisent les services d'analystes spécialisés dans la notation sociétale des entreprises. De nombreuses informations sont disponibles sur l'ISR sur le site de Novethic : cliquez ici.

17:40 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Investisseurs | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ISR, investissements, novethic, OPCVM, Finance

24 janvier 2007

New Resource Bank : la banque écologique

new bank resource

La banque américaine New Resource Bank vient d'ouvrir ses portes il y a quelques jours. Cet établissement de San Francisco a la particularité de miser exclusivement sur des produits financiers dont l'impact sera positif pour l'environnement, pour des clients souhaitant voir leur argent investi dans des projets écologiques notamment.

Mais les intentions des dirigeants ne sont pas purement philanthropiques : «Nous entrevoyons une formidable occasion de marché qui s’offre à une banque dont la mission est d’aider les gens d’affaires des industries écologiques à se développer de façon plus durable», a déclaré Peter Liu, fondateur initial et vice-président de New Resource Bank. «Selon notre perspective, ces commerces croissent de façon exponentielle et cette industrie est donc en mesure de nous offrir un marché en expansion.»

L'objectif est néanmoins louable. Une initiative qui devrait satisfaire Les Amis de la terre qui regrettaient que les banques françaises soient aussi peu pressées de se mettre au vert

Pour tout savoir cette nouvelle institution lire les articles ici ou

23:10 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Investisseurs | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : banque, investissement, USA, finance

10 janvier 2007

ECOFI INVESTISSEMENTS : Un fonds pour soutenir les entreprises solidaires

Newsmanagers le 08/01/2007

[...] jusqu'à 35 % de l'encours (27,24 millions d'euros au 03/12/06) est investi dans des actions cotées européennes notées par l'agence de notation sociale et environnementale Vigeo. Pour être retenue, une entreprise doit avoir la moyenne générale en fonction de six critères, et avoir également la moyenne dans quatre d'entre eux, considérés comme les plus importants : les ressources humaines, l'environnement, les relations avec les clients et les fournisseurs, et les droits de l'homme. Ensuite, une équipe de trois personnes dirigée par François Lett procède à une double analyse financière et extra-financière des titres.

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