02 octobre 2007
La dématérialisation, moteur de la croissance verte ?
Une étude de la société suisse Estia-Via, spécialiste de l'analyse de l'impact environnemental du transport présente les avantages du commerce électronique (tournées de livraison partagées, pas de déplacement vers un magasin) et les gains qu'une société comme Telemarket (qui est l'évident commanditaire de cette analyse) permet de réaliser sur ce sujet.
Relatée par Jean-Michel Billault, cette étude démontre l'évidente supériorité environnementale de l'achat en ligne sur le bon vieux déplacement au supermarché. Les chiffres sont éloquents (émissions de CO2 divisées par 8,3, économies d'énergies totales correspondant aux besoins en éclairage de la ville du Havre), mais méritent quand même de prendre un peu de recul pour être analysés.
11:40 Ecrit par Benjamin Rondeau dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grande consommation, grande distribution, eCommerce, dématérialisation
05 septembre 2007
Quelle efficacité pour les éco-labels ?
Dans la grande distribution, les éco-labels peuvent constituer un effet de levier majeur sur l’environnement en privilégiant les produits qui respectent certaines normes liées à sa conception et/ou à son mode de transport. C’est aussi le moyen de sortir du marché les produits les moins performants à niveaux de prix équivalent.
17:55 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Analyses | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : éco-labels, étiquettes, grande distribution, grande consommation, Casino, supermarchés, produits
06 juillet 2007
Monoprix s'engage dans la distribution verte
Dans le cadre d'un plan ambitieux, la Mairie de Paris, la SNCF et Monoprix ont annoncé que les magasins parisiens de la chaine de distribution de proximité seraient désormais majoritairement approvisionnés par le train.
La ville de Paris a investi 10 Millions d'euros dans une halle fret à Bercy, dont Monoprix occupera 3700 m2 (sur 10 000). De là, des véhicules au gaz naturel partiront fournir les 60 magasins parisiens. Cette nouvelle stratégie devrait diminuer de 70% les émissions de CO2 par rapport à l'ancien mode de transport (entièrement routier), pour un surcoût sur le tronçon tout de même évalué à 30%. Le tout a reçu le certificat de bonne conduite de l'ADEME.
Si d'autres enseignes (Carrefour, Auchan) ont elles pour le moment choisi de favoriser le transport fluvial parisien, il semble bien que les mentalités des enterprises de la distribution évoluent. L'objectif n'est plus seulement de demander aux clients de supporter seuls le surcoût de la responsabilité écologique (à frands renforts de gondoles bio ou de labels équitables), mais bel et bien de modifier en profondeur le fonctionnement même de ce secteur (pour lequel le coût du transport représente un levier non négligeable).Un article récent de Croissance Verte faisait d'ailleurs le point sur les actions en cours.
12:50 Ecrit par Benjamin Rondeau | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Grande consommation, grande distribution, écologie, développement durable, fret, train, SNCF
25 avril 2007
Les supermarchés se risquent au développement durable
En Angleterre, Tesco a décidé de calculer et d’afficher l'empreinte énergétique de chacun de ses produits. Mark & Spencer a promis de son côté de réduire ses émissions de carbone et de ne vendre que des produits issus du commerce équitable (source : Business of Green). Une étude menée par National Consumer Council a proposé un classement des supermarchés anglais en matière environnementale selon 5 indicateurs (transport pour l’approvisionnement, déchets, agriculture, pêche, déforestation). Mark & Spencer confirme une position honorable avec Sainsbury (note C) alors que Tesco déçoit plutôt avec la lettre D. (source : The Gardian)
En France, c’est Monoprix qui lance à Paris sa catégorie de produits verts, distribués selon les principes de développement durable. Dans le même esprit, Champion (groupe Carrefour) inaugurait l’année dernière son premier magasin construit selon la démarche HQE (Haute Qualité Environnementale) , visant à maîtriser les impacts sur l'environnement de l'opération de construction. (source : Novethic)
Carrefour (N°2 mondial de la grande distribution) poursuit ce type d'initiatives au-delà des frontières et prévoit d’ouvrir un supermarché vert à Pékin cette année (sur les 60 magasins déjà ouvert en Chine).
Effets d’annonce ? ou vrai mouvement de fond chez les chaînes de distribution ? On pressent une tendance verte dans les mesures prises pour les déploiements de nouveaux magasins. En revanche, ces politiques de développement durable (approvisionnement, gestion des déchets, etc.) restent à confirmer pour les magasins déjà en place. Elles peuvent représenter un levier considérable pour la protection de l'environnement surtout si elles sont appliquées uniformément pour tous les magasins, dans tous les pays. Pour rappel, 2 achats sur 3 se font en hyper et supermarchés en France (source : Insee, 2005).
01:00 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Communication | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grande consommation, grande distribution, supermarchés, hypermarchés, grands magasins
20 avril 2007
Les consommateurs verts prêts à payer plus
Selon l'enquête Ethicity - TNS Media Intelligence, en 2006, 76,4% des français étaient prêts à payer plus pour des produits « verts »:

Si les français intègrent les paramétres écologiques dans leur choix de leurs produits, ils considèrent désormais que c'est un dû et que c'est visiblement à l'entreprise d'en supporter les coûts. Ce qui expliquerait la baisse des réponses positives en 2006.
Mais à la question "Combien ?" il faut se pencher sur une autre étude qui s'intéresse, de son côté, au supplément de prix que les consommateurs sont prêts à concéder sur un produit "vert" ou éthique.
21:35 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Chiffres et definitions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : prix écologique, éco-consommateurs, consommateurs, produits verts, achat citoyen, grande consommation
07 mars 2007
Le marketing environnemental a la cote
Le nouvel économiste du mois de janvier ouvrait un dossier sur le développement durable : Ethique, le filon vert ou comment l'éthique est passée pour les entreprises d'une niche à une tendance lourde de la société de consommation.
« Après la frénésie des années quatre-vingt, on assiste de plus en plus au rejet de la consommation de masse, à la volonté de donner du sens à l’acte d’achat [...] Pour les acteurs du marché, il s’agit de déculpabiliser le client avec un discours moral visant à le faire passer de l’ère de la consommation de masse à celle de la consommation revendicatrice, voire politique, comme avec ce Méca-Cola dont un pourcentage du prix de vente est reversé à la Palestine. », constate assez justement un consultant.
Cette tendance lourde se justifie notamment par cette réalité constatée dans le comportement des consommateurs : "91 % des Français, contre 73 % « seulement » des Européens, sont désormais prêts à boycotter un produit pour des raisons éthiques (travail des enfants, pollution, licenciements boursiers…) et 26 % l’ont déjà fait. De quoi inciter les retardataires à faire preuve d’inventivité. C’est désormais avéré : le poids des alter-consommateurs, aujourd’hui estimé à près de 25 % de la population française, ne cesse de croître."
L'article détaille ensuite les opportunités marketing que représentent ces nouveaux modes d'achat pour les représentants des marques. On notera également la mise en place du label "1% pour la planète" créé par Yvon Chouinard pour la marque de vêtements de sport Patagonia en 2001. Cette initiative "rassemble aujourd'hui des entreprises du monde entier qui, chaque année, reversent 1 % de leur chiffre d’affaires à des associations de sauvegarde de la planète." Mais les entreprises françaises ne sont qu'une dizaine aujourd'hui à appliquer ce label.
Opportunité pour les uns... et risques pour ceux qui ne se lancent pas dans le filon : "risque d’image, de réputation, de procédure juridique, de campagne médiatique, de boycott du consommateur"
Enfin, le magazine n'oublie pas de préciser que la très grande majorité des entreprises ont opté pour une stratégie de cosmétique de l’éthique et que rares sont celles qui affichent un engagement de fond...
21:55 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : marketing, communication, marques, stratégies, grande consommation, grande distribution, consommateurs
25 février 2007
Quel avenir pour les lessives propres ?
Nous avons parler dans notre dernier billet des lessives saponifères 100% bio ou "noix de lavage". On peut effectivement se poser la question de l’avenir de ces lessives sur le marché hautement concurrentiel de la lessive et des détergents ? Une question que s’est posée le magazine 60 millions de consommateurs qui a publié les résultats de son étude en novembre 2006.
18:05 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Technologies | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grande consommation, lessives vertes, lessives, écotoxicité, écolabel, noix de lavage
23 février 2007
Procter&Gamble ou Henkel ont-ils du soucis à se faire ?
Ce serait peut-être le cas si les ventes de lessives bio non polluantes comme celles proposées par acheterBio.com venaient à se généraliser. 100% naturel, tout aussi efficace et même moins chère qu'une lessive classique (X). Ce produit s'achète sur consomacteurs.com, nouvelleattitude.com, et agora-bio.com.
10:20 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Technologies | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : grande consommation, lessives, produits bio
11 février 2007
Un écran plat consomme 4 fois plus qu'un écran ordinaire
1 écran ou téléviseur sur 2 vendu aujourd'hui en France (soit 2,7 millions en 2006) est plasma à ou cristaux liquides (LCD). Si l'on gagne en confort et en place avec ces nouveaux écrans, leur consommation en énergie dépasse largement celle d'un écran traditionnel dit cathodique ; « La consommation d’un téléviseur ordinaire est en moyenne de 160 kWh par an. Avec les plasma ou les dalles LCD, on grimpe à 650 kWh/an. Donc ces nouveaux téléviseurs consomment 4 fois plus » constate Olivier Sidler du cabinet Enertech, en charge en France des mesures REMODECE. [...] c’est l’équivalent d’une personne en plus. »
De plus, l'article souligne l'effet pervers du coût constant : « Les fabricants travaillent à coût constant. Cela accroît, pour un prix égal, la taille des écrans mis sur le marché ». Résultat : pour le même prix, les écrans augmentent en taille, ce qui augmente encore considérablement la consommation énergétique de chaque poste.
Source : novethic.fr
14:35 Ecrit par Marc-Antoine Franc dans Technologies | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : grande consommation, industrie électronique, écrans plats, informatique












