09 mai 2007

Le gourou du capital risque américain investit dans le "vert"

Lors d'un récent concert de U2 pour éveiller la jeunesse aux problèmes de notre planète, les remerciements de Bono allèrent à... John Doerr. John Doerr est une star aux Etats-Unis, au moins dans la silicon valley puisqu'il a fait fortune en investissant dans des sociétés high-tech bien connues : Compaq, Intuit, Sun Microsystems, AOL, Amazon, Netscape, et Google. Ses fonds d'investissement regroupés au sein de "Kleiner Perkins Caulfield & Byers" ont déjà commencé à investir dans le secteur des "technologies vertes" et prévoient d'investir $200M sur les prochaines années.

L'investissement dans ce secteur est un challenge à la hauteur du personnage. En effet, contrairement aux technologies de l'information et aux biotechs, le développement de l'industrie verte aura sans doute besoin d'un sérieux coup de pouce des institutions publiques car il ne s'agit pas seulement de développer de nouveaux marchés mais de mettre en place un nouvel ecosystème énergétique, de production et de consommation. Pour cela, John Doerr compte sur ses talents de lobbyiste en soutenant les gouvernements et les candidats aux programmes résolumment actifs dans le domaine de l'environnement : subventions pour l'équipement des maisons en panneau solaire, déductions d'impôts pour les voitures propres, etc. Une autre manière de faire du capital risque mais qui à coup sûr devrait porter ses fruits... et en tout cas génère déjà du buzz sur le thème : "les contribuables américains enrichissent les fonds de capital risque."

Sources:  http://www.engineering.ualberta.ca/nav02.cfm?nav02=45070&nav01=18430, http://www.portfolio.com/executives/features/2007/03/29/Behind-the-Green-Doerr?page=1,

24 janvier 2007

New Resource Bank : la banque écologique

new bank resource

La banque américaine New Resource Bank vient d'ouvrir ses portes il y a quelques jours. Cet établissement de San Francisco a la particularité de miser exclusivement sur des produits financiers dont l'impact sera positif pour l'environnement, pour des clients souhaitant voir leur argent investi dans des projets écologiques notamment.

Mais les intentions des dirigeants ne sont pas purement philanthropiques : «Nous entrevoyons une formidable occasion de marché qui s’offre à une banque dont la mission est d’aider les gens d’affaires des industries écologiques à se développer de façon plus durable», a déclaré Peter Liu, fondateur initial et vice-président de New Resource Bank. «Selon notre perspective, ces commerces croissent de façon exponentielle et cette industrie est donc en mesure de nous offrir un marché en expansion.»

L'objectif est néanmoins louable. Une initiative qui devrait satisfaire Les Amis de la terre qui regrettaient que les banques françaises soient aussi peu pressées de se mettre au vert

Pour tout savoir cette nouvelle institution lire les articles ici ou

21 janvier 2007

Les banques peu pressées de se mettre au vert

Dans le mensuel Enjeux - Les Echos de janvier (dont le site web sortira en mars de cette année), un article souligne que les grandes banques françaises intègrent encore peu l'environnement dans leur politique de financement, malgré les engagements que BNP-Paribas, la Caisse d'Epargne, le Crédit Agricole, le Crédit Mutuel-CIC, Dexia, HSBC, la Banque Populaire, la Société Générale, ont pu prendre. Ce sont les conclusions qu'une ONG, les Amis de la Terre, a tiré dans un rapport qui encourage également les banques à offrir des financements incitatifs aux porteurs de projets "verts".

Quelques bonnes pratiques sont cependant relevées :

  • HSBC rejette tout financement de projets dans les forêts menacées
  • La Banque populaire propose une offre de crédit PREVair à taux préférentiel (2,75%) dédiée aux équipements écologiques de la maison

De leur côté, les pouvoirs publics vont relevé le plafond du Codevi, afin qu'une partie des fonds collectés finance les porjets écologiques des particuliers.