17 septembre 2008

La fiscalité écologique a le vent en poupe

9a2e0e915193d1432bf5598fb1f708ca.pngC'est ce qu'on appelle mettre les pieds dans le plat  : Nathalie Kosciusko-Morizet a déclaré ce week-end à la radio que le gouvernement étudiait la possibilité de mettre en place une taxe sur les produits jetables. Poru bien montrer que ce n'était pas une erreur, elle a enfoncé le clou à la télévision ce lundi, au moment ou Le Figaro confirme l'information, citant Jean-Louis Borloo.

 

Une nouvelle taxe verte : le sujet est loin d'être neutre (ce qui explique sans doute l'omni-communication sur le sujet) et suscite la polémique (au sein même de Croissance Verte). Pourtant, ce type de dispositif n'est qu'une adaptation moderne du principe du pollueur payeur. Appelée "Taxe pique-nique" en Belgique, un éventuel surcoût imposé à des produits jetables par destination semble au premier abord une question de bon sens. Tout comme la taxe carbone, cette taxe pique-nique vise à intégrer au prix des produits leur cout réel (les fameuses externalités négatives).

 

Avec une telle proposition, la France s'apprête donc à augmenter son arsenal incitatif de fiscalité écologique, d'autant que le ministère annonce qu'il souhaite étendre le "Bonus-Malus écologique" (un succès sur les automobiles) à 19 nouvelles familles de produit.