07 mars 2007

Le marketing environnemental a la cote

Le nouvel économiste du mois de janvier ouvrait un dossier sur le développement durable : Ethique, le filon vert ou comment l'éthique est passée pour les entreprises d'une niche à une tendance lourde de la société de consommation.

« Après la frénésie des années quatre-vingt, on assiste de plus en plus au rejet de la consommation de masse, à la volonté de donner du sens à l’acte d’achat [...] Pour les acteurs du marché, il s’agit de déculpabiliser le client avec un discours moral visant à le faire passer de l’ère de la consommation de masse à celle de la consommation revendicatrice, voire politique, comme avec ce Méca-Cola dont un pourcentage du prix de vente est reversé à la Palestine. », constate assez justement un consultant.

Cette tendance lourde se justifie notamment par cette réalité constatée dans le comportement des consommateurs : "91 % des Français, contre 73 % « seulement » des Européens, sont désormais prêts à boycotter un produit pour des raisons éthiques (travail des enfants, pollution, licenciements boursiers…) et 26 % l’ont déjà fait. De quoi inciter les retardataires à faire preuve d’inventivité. C’est désormais avéré : le poids des alter-consommateurs, aujourd’hui estimé à près de 25 % de la population française, ne cesse de croître."

L'article détaille ensuite les opportunités marketing que représentent ces nouveaux modes d'achat pour les représentants des marques. On notera également la mise en place du label "1% pour la planète" créé par Yvon Chouinard pour la marque de vêtements de sport Patagonia en 2001. Cette initiative "rassemble aujourd'hui des entreprises du monde entier qui, chaque année, reversent 1 % de leur chiffre d’affaires à des associations de sauvegarde de la planète." Mais les entreprises françaises ne sont qu'une dizaine aujourd'hui à appliquer ce label.

Opportunité pour les uns... et risques pour ceux qui ne se lancent pas dans le filon : "risque d’image, de réputation, de procédure juridique, de campagne médiatique, de boycott du consommateur"

Enfin, le magazine n'oublie pas de préciser que la très grande majorité des entreprises ont opté pour une stratégie de cosmétique de l’éthique et que rares sont celles qui affichent un engagement de fond...

 

27 février 2007

La responsabilité sociale et environnementale de la marque

medium_empreintes.jpgLe forum international de la marque "Empreintes", qui se tient chaque année à Bordeaux, débattra les 18 et 19 octobre de la responsabilité sociale et environnementale des entreprises. Un sujet qui nous intéresse au plus haut point...

Extrait du communiqué :

Le concept de développement durable est-il soluble dans les entreprises? La responsabilité sociale des entreprises est-elle un phénomène de mode, un argument marketing, une nécessité, une contrainte ou une opportunité ? Ouvre-t-elle des marchés d'avenir ou est-ce l'avenir du marché ?

Marques, vers un avenir responsable ?
Responsabilités sociale, environnementale et économique ...le développement durable est de plus en plus au centre des préoccupations des marques, des entreprises et des consommateurs devenus des "consomm'acteurs". En effet, 6 français sur 10 affirment modifier leur comportement et leur choix de consommation en tenant compte de ce facteur. Véritable enjeu, comment les marques peuvent-elles tirer profit de l’intégration de ces concepts, comment transformer les contraintes en réelle opportunité de développement ? S’agit-il d’un investissement immatériel rentable ?

"Marques : acteur du développement durable"
EMPREINTES dressera un état des lieux et mènera une réflexion sur les enjeux de ces nouvelles pratiques en faisant intervenir des personnalités, des patrons de marque, les experts dans un débat contradictoire. Le Forum entend profiter de la présence des acteurs incontournables du marché de la marque pour échanger sur cette tendance lourde.

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