08 octobre 2007

Quand c'est l'heure....

8c97e448b448bb4fa744eb0d8bfa7da3.pngEn 2007, les Etats-Unis ont décidé de modifier la date de passage à l'heure d'été. L'une des mesures de l'Energy Policy Act de 2005 était en effet d'allonger la période de l'année passée à l'heure d'été : du premier dimanche de mars au premier de novembre, soit 4 semaines de plus.

L'objectif poursuivi est de réduire de 1% la consommation d'électricité aux Etats-Unis.

Outre les problèmes (souvent informatiques) posés par ce changement de date (et dont on estime le coût à 1 Milliard de dollars), cette décision reste controversée, et l'administration a l'obligation d'étudier précisément ses impacts dès l'année prochaine. Alors que l'intérêt même du passage à l'heure d'été reste incertains pour beaucoup (l'impact en 1996 en france n'est que de 0,3% de la consommation d'électricité), le choix américain est un exemple intéressant à observer.

Les premiers retours semblent assez mitigés (l'objectif américain est de réduire la consommation d'énergie de 1%). Une expérience similaire tentée en Australie dans le cadre des JO de Sydney a été analysée par l'université de Berkeley, dont les résultats semblent confirmer que l'extension de la durée de l'heure d'été n'a pas entrainé de diminution de la consommation d'énergie.

20 juin 2007

Google Solaire

Si l'on peut donc considérer que les américains ont du retard en matière d'adaptation de l'économie aux défis du développement durable, il serait imprudent de sous estimer leur capacité d'action et de rattrappage. Le pragmatisme est roi au pays de l'Oncle Sam. Quand il faut mettre les moyens... ils savent le faire. Le meilleur exemple nous est donné récemment par l'entreprise Google.

medium_solar.gifNon content d'être à la pointe de la technologie web, Google s'investit à travers google.org dans des missions à caractère humanitaire, de santé et environnementale. C'est dans le cadre de son projet de lutte contre le changement climatique que Google a installé depuis octobre 2006, sur son site en californie, sur le toit de ses bâtiments une de plus grandes installation privée de production d'électricité à base d'énergie solaire. Une installation impressionnante à observer dont le suivi est accessible directement on line. Vous y trouverez notamment des équivalences assez drôles sur le nombre de machine à café que l'énergie produite pourrait faire fonctionner. Dans la même veine, Google a lancé une initiative dite "Rechargeit.org". Le principe est connu. Il s'agit de mixer Essence et Electricité sur la motorisation d'une voiture. La spécificité serait de fournir cette électricité uniquement par du solaire.

Bref, ce rescapé heureux de la "Nouvelle économie" se positionne déjà sur un secteur qu'on n'hésite pas à désigner comme la nouvelle "nouvelle économie" quitte à évoquer une "bulle verte" par référence à la bulle des nouvelles technologies qui a éclaté au début des années 2000. Une évolution à suivre de près.

19 mai 2007

Les 10 raisons qui confirment que la "bulle verte" n'existe pas

medium_makower.jpgJoel Makower, expert américain du "green business", détaille les 10 raisons qui confirment que la "bulle verte" n'existe pas, et que nous faisons bien face à un mouvement de fond qui va au-delà des simples spéculations boursières (que nous avons déjà évoquées ici). Les américains se posent d'autant plus la question, que les médias CNN, the New York Times, Business Week, Advertising Age, "Good Morning America," the Sundance Channel, Reuters, the Discovery Channel, Marketplace radio, font la part belle à la vague "verte" avec l'éternelle question :  la bulle verte va-t-elle exploser ? Pour Makower, la réponse est non et s'explique ainsi :

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19:10 Écrit par Marc-Antoine Franc dans Théories | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : bulle verte, théories, USA |  del.icio.us |  Facebook |

08 février 2007

Courbe environnementale de Kuznets, la théorie de la croissance verte ?

Dans le dossier de The Economist "Green America", la Californie est prise comme exemple pour ses résultats en matière d'environnement. L'article présente une courbe montrant une stabilisation, voire une quasi-décroissance de la pollution dans le temps -alors que la Californie n'a pas prévu de ralentir sa croissance économique pour autant- !

D'un point de vue théorique, il s'agit de la courbe environnementale de Kuznets, prédisant une réduction de la dégradation de l'environnement selon la croissance du revenu par habitant. En théorie du moins, l'analyse empirique tendant plutôt à prouver que "l'hypothèse de la courbe environnementale de Kuznets n'est vérifiée que pour certains polluants" (source: rapport du Senat "Mondialisation : une chance pour l'environnement ?")

La croissance verte, oui mais pour certaines pollutions seulement ?

04 février 2007

Green America

Source: The economist (print edition), 27 janvier 2007

medium_20070127issuecovUS400.jpg"Belatedly, and for many reasons, America is embracing environmentalism. (...)
Most have to do not with sudden sentimentality in the face of Nature, but with national security (...)
But the strongest force propelling environmentalism among Republicans is self-preservation. (...)
At the same time, a growing number of evangelical Christians are beginning to see global warming as a moral issue. (...)

The business view
Even big business, which stands to lose most from stricter environmental regulation, is beginning to accept that change is in the air. Exxon Mobil, led until recently by a fierce sceptic of global warming, now concedes that there is a problem, and that its products are contributing to it. (...)

But the firms' bosses claim to see emissions caps as an opportunity, not a threat. GE, a member of the group, wants its executives to use their “ecomagination”. (...) "

Lire ce remarquable article ici

Remarque: Il est interressant de noter que les actions pour l´environnement ne sont clairement pas toutes motivees par le souci de preservation, de qualite de vie ou meme de sensibilite ecologique. Securite militaire, Valeurs morales, nouveau business... C´est probablement leur incroyable sens pratique qui fera rentrer les americains dans l ere de la croissance verte. Aujourd hui montres du doigt, je ne serai pas surpris qu ils rattrappent vite leur retard. Une "concurrence" saine entre l´Europe et les USA peut naitre sur la question "qui sera le plus vert ?". On ne va pas s en plaindre.

24 janvier 2007

New Resource Bank : la banque écologique

new bank resource

La banque américaine New Resource Bank vient d'ouvrir ses portes il y a quelques jours. Cet établissement de San Francisco a la particularité de miser exclusivement sur des produits financiers dont l'impact sera positif pour l'environnement, pour des clients souhaitant voir leur argent investi dans des projets écologiques notamment.

Mais les intentions des dirigeants ne sont pas purement philanthropiques : «Nous entrevoyons une formidable occasion de marché qui s’offre à une banque dont la mission est d’aider les gens d’affaires des industries écologiques à se développer de façon plus durable», a déclaré Peter Liu, fondateur initial et vice-président de New Resource Bank. «Selon notre perspective, ces commerces croissent de façon exponentielle et cette industrie est donc en mesure de nous offrir un marché en expansion.»

L'objectif est néanmoins louable. Une initiative qui devrait satisfaire Les Amis de la terre qui regrettaient que les banques françaises soient aussi peu pressées de se mettre au vert

Pour tout savoir cette nouvelle institution lire les articles ici ou

16 janvier 2007

Un label pour limiter l’empreinte énergétique de l’informatique

"Le label Energy Star, certification internationale qui vise à limiter la consommation énergétique des équipements bureautiques, a été lancé aux Etats-Unis il y a 15 ans. Une nouvelle version de ce standard est en cours d’adoption mais son impact reste limité. L’essor des connexions Internet haut débit augmente encore la facture."  La suite de l'article sur novethic.fr (22/11/2006)

 

Quelques chiffres à retenir :  

  • Estimé à 200 GigaWatt/heure en 2003, le total d’énergie nécessaire à l’ADSL devrait représenter 1500 GWh en 2009, supportés à part égale entre utilisateurs et fournisseurs d’accès.
  • A surface égale, la consommation d'énergie d’un centre de données est, au mètre carré, dix fois celle d'un immeuble de bureau. Les sites eux-mêmes sont généralement largement surdimensionnés pour garantir la disponibilité des services.